Vous avez dit vague « Élite » ?

Lors des inscriptions aux courses à obstacles, en vous acquittant ou non d’une somme supplémentaire, vous avez la possibilité de participer à l’événement en vague élite. En gros, cela vous donne le droit de partir en premier et donc de ne pas être gêné par les ralentissements aux obstacles. En définitive, cela vous permettra de réaliser le meilleur chrono possible et de vous confronter à d’autres concurrents ayant les mêmes attentes que vous.

Ce qui interpelle ici, c’est le terme élite. En effet, il renvoie à l’idée d’un petit groupe d’individus sélectionnés par l’organisation pour leurs compétences supérieures à la moyenne. C’est le cas notamment dans la série d’Europe du Nord Toughest. Hors, en France, il suffit de s’inscrire. D’où cette interrogation, pourquoi le choix de ce terme ? Ne serait-il pas préférable d’employer et de généraliser le terme vague Compétition ? Celui-ci collerait davantage à la réalité actuelle dans notre pays.

Actuellement, Toughest propose trois groupes de coureurs au lieux des deux habituels : Élite, Compétition et Open. Les coureurs de la vague élite sont ainsi triés sur le volet selon des critères précis : le temps aux 10km sur route (moins de 38 minutes pour les hommes, moins de 42 pour les femmes) ou suite à des bons classements sur d’autres courses à obstacles de niveau équivalent.

Illustration-Elite

Le reste des compétiteurs s’inscrit en vague compétition dans le but de se qualifier pour la vague supérieure. Celle-ci part juste après le petit groupe d’élite. En revanche, cela ne change rien pour les vagues Open suivantes. Récemment, Spartan Race a annoncé la constitutions de groupes similaires pour ses courses 2016 aux États-Unis. Reste à voir ce que cela donnera !

En France, nous n’en sommes pas encore là. Beaucoup s’inscrivent dans ces vagues dites « élite » pour simplement bénéficier de conditions de courses plus favorables et pour réaliser la meilleure performance possible. Ils ne sentent pas pour autant au dessus du lot, bien au contraire. En effet, à aucun moment, ils ne pensent mériter cette appellation.

Ainsi, être élite ne se choisit pas mais se mérite. Et si une vraie vague « élite » venait à voir le jour sur les Spartans ou Toughest en France, quels seraient vos critères de sélection ?

Crédit photo : ©Toughest

Mathieu Claustre

Quand il n'enseigne pas en école primaire, Mathieu est obstacle racer et il nous fait la joie d'être chroniqueur pour obstacle.fr

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4 commentaires

  1. Bertrus dit :

    Bonjour,
    Effectivement il faudrait pouvoir justifier d’une belle perf sur une OCR (top 50 ou top 100) ou d’un chrono plafond sur 10km voir sur semi (pour la spartan beast par ex.).
    Les vagues « open » doivent se généraliser car quand on veut faire une perf mais qu’on n’a pas encore le niveau d’une vague élite, se coltiner « les touristes déguisés » sur les obstacles et être bloquer pendant 10 minutes ou plus ça soûle un peu quand même 😉

  2. Mathieu dit :

    bonne idée. Pourquoi pas! Top 100 reste à mon sens un peu trop facile non tu trouves pas?

    • Mic dit :

      C’est un début, on peut dire TOP 50.. histoire que la vague soit pleine: tous les racers ne font toutes les courses.
      En tout cas, il faut adapter la taille de la vague à la course.. pcq même en élite ça peut boucher si les premiers obstacles ne sont pas adaptés..

  3. Mic dit :

    Limiter le nombre à 100 personnes de la vague élite.
    Peuvent s’inscrire (dans la limite de 100 hommes et femmes confondu), celles et ceux qui ont déjà fait un TOP 100 dans leur genre (toutes vagues confondues) dans les 12 derniers mois.
    Simple, mais efficace.
    Un coureur élite doit ainsi confirmer au moins une fois par année qu’il mérite d’être dans la vague avec des fumigènes 😉

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