Le guide de la course à obstacles

Les obstacles

La première motivation d’un obstacle racer est de se dépasser en affrontant les obstacles. Ceux-ci sont le cœur des épreuves et chaque course possède ses propres originalités. Sur une Spartan, sauter au dessus d’un feu est un passage obligatoire. Sur The Mud Day, la cage électrique est mythique.

Pour mieux affronter les obstacles, nous vous proposons d’apprendre à mieux les connaître. Certains obstacles, comme le passage dans un mur de mousse, sont vraiment faciles et très amusants. D’autres, comme la corde lisse, se révèlent très techniques et physiques. Surtout en fin de course ! Pour vous aiguiller, nous avons attribué à chaque obstacle un niveau de difficulté. Trois niveaux existent :

  • rond bleu
    pour les obstacles accessibles à tous,
  • carré rouge
    pour ceux plus difficile,
  • diamant noir
    pour les épreuves demandant un entrainement spécifique.

D’une course à l’autre, le même obstacle peut être plus ou moins dur à passer. Et nous avons donc du attribuer deux à trois niveaux différents pour certaines épreuves. Par exemple, ramper sous des barbelés n’est pas facile. C’est déjà un obstacle « rouge » mais lorsque ceux-ci sont à 50 centimètres du sol seulement, cela devient vraiment « noir » : très difficile.

Pour se retrouver dans tous les obstacles possibles, nous avons fait les choix de partager les obstacles en deux grandes catégories : les franchissements et les défis. Les défis demandent au participant de s’arrêter ou de sortir du parcours pour effectuer l’épreuve avant de repartir. Les franchissements sont des portions « augmentées » du tracé avec des éléments pour compliquer la progression.

Les franchissements

Glisser sur un toboggan, courir dans une mare de vase, passer par-dessus des murs… Tous ces obstacles sont des franchissements : des épreuves comprises dans le parcours, qui ne nécessitent pas de s’arrêter complètement. Dans une course, les franchissements forment la plus grande partie des obstacles. D’ailleurs, certains événements comme le Treg Ludik Trail ne comportent que des épreuves de ce type !

Pour mieux comprendre ces obstacles, nous avons également créé des familles de franchissements. Celles-ci sont basées sur les moyens physiques à employer pour les passer.

En courant

  • La boite de nuit niveau de difficulté : Bleu

    Du noir, de la musique et des stroboscopes. Un obstacle facile pour une montée d’adrénaline automatique.

  • La mousse niveau de difficulté : Bleu

    Courir dans la mousse, avoir des bulles partout. Un moment juste pour le fun dans une course. Sans difficulté, sans pression.

  • Les buttes niveau de difficulté : Bleu

    Monter. Descendre. Monter. Descendre… Les buttes sont des micro-collines à franchir. Ce n’est pas compliqué mais c’est fatiguant.

  • La boue niveau de difficulté de Bleu à Rouge

    Traverser un passage de boue, c’est glissant mais c’est facile. Lorsque celle-ci monte jusqu’aux genoux, ça devient physique !

  • La douche niveau de difficulté : Bleu

    Des tuyaux d’eaux aspergent le terrain et douchent les concurrents. Un obstacle qui devient glissant après les premiers concurrents.

  • Les sumos & cotons tigesniveau de difficulté : Bleu

    Quand les obstacles sont des humains qui sont prêt à tout pour vous ralentir. Un moment fun où les coups ne font pas mal.

  • La vachetteniveau de difficulté : Rouge

    Faire passer les concurrents dans une arène avec une vachette et des zones de protection : ils sont fous dans le sud. Frissons garanties.

  • L’électricité niveaux de difficulté : de bleu à noir

    Passer dans une zone où pendent des fils électrique : la difficulté dépend fortement de la puissance envoyée dans les rubans.


© Spartan Race

En équilibre

Stopper sa course, reprendre son souffle, se concentrer et enfin se lancer. Les franchissements basés sur l’équilibre demandent une vraie capacité à faire le vide pour les passer en douceur sans griller son énergie et sa force. Certains, comme les monkey bars, sont considérés à tort comme des épreuves de force alors que l’important est dans la technique et la concentration.

  • La poutre niveau de difficulté : Rouge

    Plus ou moins large, la poutre fait partie des classiques de la course à obstacles. Les échecs sont souvent dus à un manque de concentration.

  • La poutre glissanteniveau de difficulté : Noir

    Prenez une poutre et recouvrez-la de plastique. Attendez que les coureurs passent avec leurs chaussures boueuses. Profitez du spectacle.

  • Les plateformesniveau de difficulté : Noir

    Sur une étendue d’eau, posez des petites plateformes. Les coureurs doivent passer en équilibre sans tomber à l’eau.

  • Le pont de singe niveau de difficulté : Bleu

    Deux cordes, une pour les jambes, une pour les mains et un espace à traverser. C’est un obstacle relativement accessible.

  • Le mur d’escalade niveau de difficulté : Noir

    Traverser horizontalement un mur à l’aide de prises d’escalades. Quand il y a de le boue, c’est terrible.

  • Les monkey bars niveau de difficulté : Rouge à Noir

    Une échelle posée horizontalement et une traversée à réaliser en se balançant. Plus les barreaux sont éloignés et plus c’est dur !

  • La corde simple niveau de difficulté : Noir

    Une corde tendue entre deux arbres et c’est tout. Une traversée compliquée à réaliser sans poser les pieds par terre.

  • Le Rig niveau de difficulté : Noir

    Un enchainement d’anneaux, de barres et parfois de filets à franchir à la seule force des bras.


En glissant

Les franchissements en glissant : des sensations pures®.

  • Le ventr-y-glisseniveau de difficulté : Bleu

    Prendre son élan et sauter la tête la première sur une longue bande gonflée et savonnée. Un obstacle parfait pour bien s’amuser.

  • Le toboggan niveau de difficulté : Bleu à Rouge

    Le toboggan existe en version courte, longue, aquatique, dans un tuyau… C’est toujours un moment apprécié qui peut s’avérer technique.

  • Le mat de pompierniveau de difficulté : Bleu ou Noir

    C’est un classique des aires de jeux pour enfants. Un moment sympa sauf quand celui-ci est placé après un obstacle d’eau… Banzaï !


© Spahis Race

En grimpant

Les franchissements à grimper sont un passage obligatoire pour toute course à obstacles. Exigeants, ils demandent de la force, de la technique et un vrai effort de concentration. Certains peuvent se passer seuls mais la solidarité et de l’entraide sont indispensables pour une très grande majorité des coureurs : peu de personnes peuvent passer un mur de trois mètres.

À la difficulté même de ces franchissements, il faut ajouter le caractère impressionnant. Se retrouver à quatorze mètres du sol avec juste un filet pour s’accrocher laisse rarement de glace. Si vous avez habituellement le vertige, n’hésitez pas à prendre votre temps et demander de l’aide.

  • Le pan incliné avec cordeniveau de difficulté : Bleu

    À la force des bras, se hisser jusqu’en haut d’un pan incliné à l’aide d’une corde. La boue et la fatigue viennent corser le tout.

  • Le pan inclinéniveau de difficulté : Rouge

    Quand la corde n’est plus là, il faut faire confiance à sa vitesse et à ses bras. Ou pas : la solidarité joue un rôle important pour passer.

  • Le pan incline inverséniveau de difficulté : Noir

    Sans prise pour les pieds, il ne reste plus que ses bras et ses compagnons de galère pour se hisser en haut de ce terrible obstacle.

  • Le murniveau de difficulté : Bleu à Noir

    La difficulté dépend de la hauteur : entre 1m50 et 3m. Un nouvel obstacle où la solidarité entre coureurs est souvent indispensable.

  • L’échelleniveau de difficulté : Bleu

    Inclinée ou verticale, les échelles sont des franchissements simples qui n’ont qu’un seul but : vous fatiguer.

  • L’échelle de géantniveau de difficulté : Rouge à Noir

    Lorsque les barreaux sont espacés de 0,5m à 1m50, la plus simple échelle peut devenir un obstacle redoutable.

  • Le mur d’escaladeniveau de difficulté : Bleu à Noir

    D’une course à l’autre, cet obstacle peut passer de divertissant à exténuant. La technique et l’expérience en sont les clés.

  • Le filetniveau de difficulté : Bleu à Rouge

    Gare au vertige ! Les filets de cordes sont des obstacles fatigants, impressionnants et qui demandent de la concentration.

  • Les troncsniveau de difficulté : Bleu à Rouge

    Des troncs posés sur le chemin, parfois empilés à sauter, escalader… Un obstacle amusant qui peut s’avérer très glissant.

  • Les bottes de paillesniveau de difficulté : Bleu

    Comme les troncs, les bottes de pailles sont des obstacles simples à franchir : un classique qui peut monter jusqu’à 10 mètres.

  • La rampeniveau de difficulté : Rouge à Noir

    Courir puis se lancer et enfin s’accrocher. La rampe est un obstacle technique qui demande de la force et de la précision.


En nageant

Les franchissements d’eau font partie des indispensables d’une course qui se veut extrême. Le bain entraîne un changement de rythme, perturbe les sensations, rafraichit et alourdit les coureurs durablement. Et comme si nager n’était pas suffisant, il faut encore que les organisateurs compliquent cela avec des obstacles.

  • Le parcours aquatiqueniveau de difficulté : Bleu

    Courir avec de l’eau jusqu’au torse, se hisser, se baisser puis continuer. Un obstacle relativement facile mais exigeant physiquement.

  • la traverséeniveau de difficulté : Rouge

    L’obstacle semble anodin. Mais le poids de l’équipement et une respiration à réguler peuvent le transformer en vrai défi physique.

  • L’eau glacéeniveau de difficulté : Bleu à Rouge

    C’est très impressionnant. Cependant la vraie température du bain varie fortement d’une course à l’autre.

  • La traverséeniveau de difficulté : Rouge à Noir
    avec obstacles

    Quand on ne touche pas le fond, tout se complique : faire de l’apnée pour les obstacles sous l’eau, se hisser…


© The Mud Day - P. Alessandri

En rampant

Pour les obstacles où il faut ramper trois éléments viennent ajouter de la difficulté : la nature du sol (tapis, gazon, boue, pierres…), la distance entre le sol et l’obstacle qui nous empêche de nous redresser, et la distance à parcourir. Ainsi certains de ces franchissements peuvent être comptés parmi les obstacles les plus durs.

Aroo : Quel est l’obstacle le plus dur selon vous ?
Bastien Bravais : […] le ramper interminable de la beast du Castellet sous les barbelés, mon dos en porte encore les stigmates.

  • Version simple niveau de difficulté : Bleu

    Un simple filet tendu au dessus du sol, une tranché, un tunnel ou un tuyau : c’est un classique et presque un passage obligatoire.

  • Dans un tunnel en eauniveau de difficulté : Rouge

    Cet obstacle fait peur sans être technique. Ramper dans le noir, dans un tunnel plein d’eau est loin d’être naturel pour un coureur.

  • Sous les barbelésniveau de difficulté : Rouge ou Noir

    Des piquets tendent de façon plus ou moins lâche des fils barbelés. Un obstacle redoutable pour les vêtements et la peau.

  • Avec des fils électriquesniveau de difficulté : Rouge ou Noir

    Des fils plus ou moins électrifiés pendent sur le parcours. Tous ne sont pas branchés pour garder un effet de surprise aux coureurs.


En sautant

Prendre son élan ou garder le rythme ? Les franchissement à passer en sautant sont rares mais toujours excitants.

  • Les pneusniveau de difficulté : Bleu

    Des pneus alignés et bien rangés, un élastique aux chevilles et c’est parti pour un obstacle tout en rebonds.

  • le matelas gonflableniveau de difficulté : Bleu

    Prendre une bonne respiration puis sauter sans se poser de questions pour prendre du plaisir et rebondir.

  • Le ploufniveau de difficulté : Bleu

    Attention au plat ! Sauter dans l’eau est toujours rafraîchissant et l’assurance d’un bon moment.

  • Le feuniveau de difficulté : Bleu

    Souvent placé en fin de course, c’est l’obstacle idéal pour terminer sur un gros rush d’adrénaline.


Les Défis

Les défis sont des pauses dans la course. Le parcours s’arrête le temps d’une boucle, le temps d’un tir… Pour pouvoir continuer, il faut surmonter un défi physique, technique ou mental.

Ces obstacles donnent du caractère à une course. Ils sont souvent classés comme plus difficiles que les franchissements, plus exigeants :

Mat Szczerbiak : Le portée du sac de 25kg sur 1km500 avec dénivelé à la spartan beast du castelet. On avait déjà 15 bornes dans les jambes et une trentaîne d’obstacles dont deux portées au préalables. Très éprouvant : le mental prend le pas ! AROO !


© Spartan Race

En visant

Certaines courses comprennent des épreuves de tir. En plein effort, elles demandent une grande maitrise de soi. Il faut se calmer, se poser, réguler sa respiration pour ne pas trembler et laisser parler la technique.

  • La carabineniveau de difficulté : Noir

    Comme pour le biathlon, il faut se poser pour se concentrer, se calmer, gérer sa fatigue puis viser.

  • Le javelotniveau de difficulté : Noir

    Le javelot est un défi très technique qui demande un entrainement spécifique.

  • L’arcniveau de difficulté : Noir

    Se calmer, bander l’arc, viser et tirer. Simple sur le papier mais beaucoup moins en course.

  • Le lancé de grappinniveau de difficulté : Rouge

    Dans le froid de la montagne, réussir le lancé du grappin : c’est assurer sa survie.


© Spartan Race

En force

Ces défis demandent de sortir les muscles pour tirer, retourner, porter. La difficulté des épreuves varient, bien évidemment, des poids proposés par les différentes courses à obstacles mais également de votre propre poids : pas facile de soulever un sac de 50 kg lorsque l’on pèse 65 kg. Et que dire de la corde ?

Aroo.fr : Bryan, quel est l’obstacle que vous avez trouvé le plus dur ?
Bryan Sage : Le monté de corde à la super spartan race à Jabelines [2014] ! Le dernier obstacle à franchir avec la fatigue, une technique impossible à mettre en place sur corde mouillée ! Celui-la c’est au mental ou …. Les burpees !

  • La corde niveau de difficulté : Noir

    Une corde pendue et une cloche à faire sonner tout en haut. Un obstacle en force et en technique.

  • Les portésniveau de difficulté : Bleu à Noir

    Une boucle à parcourir tout en portant un sac ou un seau de gravat, un tronc, un pneu…

  • Les tractésniveau de difficulté : Bleu à Noir

    Tirer un poids ou une souche sur une boucle : un défi qui demande force et observation du terrain.

  • L’aller/retour de pneuniveau de difficulté : Bleu à Noir

    Un pneu à emmener en roulant puis à ramener en le tractant : la difficulté dépend du pneu.

  • Le retournement de pneuniveau de difficulté : Bleu à Noir

    Retourner un pneu de camion dans un sens puis dans l’autre. Plus le pneu est lourd, plus c’est dur.

  • Le lever de poidsniveau de difficulté : Bleu à Noir

    Un poids plus ou moins lourd, attaché à une corde qu’il faut soulever à l’aide d’une poulie.


Inclassables

Certains défis ne peuvent être classés tant ils sont atypiques.

  • La scieniveau de difficulté : Bleu

    Un tronc, une scie et vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Ce n’est pas vraiment compliqué mais ça peut être long.

  • Le jeténiveau de difficulté : Rouge à Noir

    Un défi inspiré d’un mouvement très technique d’escalade où il faut se balancer, se lancer, attraper les prises puis se hisser.

  • La mémoireniveau de difficulté : Bleu

    Le test de mémoire est un défi « filé » : mémorisez un code et rappelez-vous en quelques obstacles plus loin.


Les pénalités

Dans les courses les plus exigeantes, aucun obstacle ne peut être contourné. Aux championnats du monde, par exemple, les concurrents n’ont pas le choix. Soit chaque obstacle est franchi, soit le coureur est disqualifié pour le classement final. La plupart des courses axées sur la performance comme l’Auvergnate Extrême ou les Reebok Spartan Race ne sont pas aussi radicales : un système de pénalités est mis en place.

Les pénalités sont des activités à réaliser pour compenser l’échec d’un obstacle. Sur certaines courses, plusieurs essais sont possibles avant d’être pénalisé. Sur d’autres, la sanction tombe dès le premier raté.

Ces punitions sont généralement des exercices physiques parmi lesquels on retrouve les pompes, les squats et, lors des Spartan Race, les terribles burpees. Sur cette série : trente burpees doivent être réalisés pour compenser tout obstacle raté lors du seul et unique essai. Le mouvement est issu de la combinaison d’une pompe et d’un saut. Redoutable.

La présence de pénalités contribue grandement à l’évaluation de la difficulté d’une course à obstacles. Un événement où ce type de sanction est présent peut difficilement être considéré comme facile.

TheMudDay

Auteur, design et développement : Sébastien Desbenoit.
Remerciements : Amélie Soulie-Leung, Martien Perrier, Thomas Blanc.
Crédits photos : Sportograf pour Fisherman StrongManRace, Spartan.com et P. Alessandri pour TheMudDay.fr