Revivez les 7 km chrono de l’Herculéenne

Comme chaque année, je me suis rendu avec plaisir dans la petite commune de Dissé-sous-le-Lude près du Mans (72) pour participer aux 7km de l’Herculéenne. Cet événement plutôt axé loisir a également des vagues chronos pour les compétiteurs. Je trouve ça bien de prendre en compte tout le monde.

Dans cette course particulière, les binômes sont attachés par les poignets durant les 400 premiers mètres, puis ils peuvent se libérer. Cette année, le village n’est pas tout à fait au même endroit que les autres années et ça change. Tant mieux ! Bien que le parcours ait été un peu modifié, on retrouvera des passages identiques.

Les parkings se trouvaient dans les champs à proximité. Aussi, le pack coureur comprenait un tee shirt sobre blanc et la puce de chronométrage à fixer à la cheville.

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L’heure du départ a sonné et nous nous plaçons au avant-poste avec Julien. Face à nous se présente une ligne droite de 300m environ dans un champ de maïs. Nous nous élançons assez rapidement pour aborder sereinement les 3 fosses d’eau assez peu remplies (davantage d’eau aurait pu être pas mal pour ralentir et étirer davantage le flot des coureurs). Très vite, nous nous détachons et nous virons en tête. Au préalable, on avait repéré que le parcours semblait beaucoup plus roulant que les années précédentes. Avec uniquement 7km à parcourir, Julien décide d’envoyer et donne le tempo.

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Après  un mur de paille avec une planche, on nous demande de retenir un code semblable au mémory code sauf que nous sommes à deux donc ça va très vite. Rapidement, on se retrouve isolé avec une équipe à une 50 aine de mètres derrière nous. Les passages dans l’eau avec saut s’enchainent et reviennent très (trop) régulièrement. L’eau est froide mais on est habitué. Julien me semble très bien comme l’an passé et moi je tiens son rythme. Florilège d’obstacles franchis: des sangles tendues au dessus de l’eau, un ramping sur le dos, passage sous des filets, structures en bois à escalader, des filets de cordes verticaux, cylindres de chantier,  etc… Rien de bien difficile mais la densité est présente et ça reste plaisant. À noter qu’en passant sous un filet, je me fais piquer par des orties. Ça calme et un jour après, ça irrite encore pas mal ^^ Le ventriglisse qui suit de 40mètres est très réussi et sécurisé: j’ai beaucoup aimé les sensations. Nous sommes toujours devant alors que nous arrivons sur la difficulté en termes de dénivelé du parcours. C’est à ce moment que l’autre binôme décide de nous attaquer! Ainsi, ils partent en sprint dans la bosse à gros pourcentage et me décoiffent en passant.

Instantanément, je réagis car je sais qu’au  ème km, il ne faut pas les laisser partir sinon la victoire nous échappera. Je limite la casse dans la montée et reviens dans la descente qui suit. Là, je me retourne et constate que Julien est à une centaine de mètres en retrait. Malheureusement, il est sans doute parti un peu fort sur le début de course et le paie maintenant. Tant pis pour la gagne, je décélère pour le laisser me rejoindre. Ainsi, je prends le sac de 20kg du binôme et j’arrive à courir dans la montée très pentue. Je suis ravi de mon état de forme et des progrès réalisés. En effet, les jambes répondent très bien au fil des kilomètres. La préparation trail 25km et la musculation du bas du corps hivernale paient sur ce format court assez peu vallonné. Je motive comme je peux Julien qui ne lâche rien et donne tout.

En effet, il y a deux autres vagues chronos et on ne doit pas relâcher le rythme si on souhaite faire un podium. Puis, nous arrivons sur le grand champ de mais où 6 obstacles (structures en bois ou en bottes de pailles) sont installés. J’ai trouvé ça très bien pour les spectateurs qui n’avaient pas besoin de trop se déplacer pour suivre leurs proches. Après avoir soulevé des pneus à l’aide d’une corde, monté un plan incliné et franchi le bac de mousse, nous terminons en 38’26 et à la seconde place de ce 7 km de l’Herculéenne.

À l’arrivée, des gâteaux, de l’eau et de la Redbull nous sont proposés. On pouvait également voir directement notre temps et classement sur un écran : j’ai trouvé ça très bien.

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Après la course, une longue attente de 3h a débuté pour attendre le podium (toujours bien de le faire). Heureusement des tentes avec des tables et des bancs sont prévus pour se restaurer à l’abri de la pluie. On aurait pu aller se faire masser par des kinés mais on a oublié. Tant pis.

J’ai trouvé que le podium était un peu tardif et du coup, il n’y avait plus que les principaux intéressés. L’attente a été néanmoins récompensé par une bouteille de vin et des rillettes du Mans. C’est toujours sympa!

J’ai moins aimé:

Les orties, le manque de difficulté des obstacles, le fait de ne pas pousser le concept du binôme à fond en créant des obstacles franchissables qu’à 2 ou avec aide  (mur de 3m, charge volumineuse, porté de partenaire, etc), trop de passages dans l’eau, l’absence de lot finisher pour tous.

J’ai aimé :

Le parcours, la densité d’obstacles, l’écran avec le classement, le podium , le ventriglisse, la tente avec les chaises et tables.

Avec plus de 4000 participants, cette édition restera une belle réussite. Bravo!

Remerciements

Je remercie l’organisation et les bénévoles de l’Herculéenne pour la belle course proposée.

Je remercie également mon coach Arnaud Jacquot, ma team Pride or Die, l’Orange Bleue Mayenne pour leur soutien ainsi que les parents de Julien pour les photos, vidéos et les encouragements. Merci!

Je salue ma famille et les personnes qui me soutiennent.

Je vous donne rendez-vous dimanche prochain pour une autre course très rapide: la 7km chrono de la MAYDAY à domicile 😉

ENJOY!

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Mathieu Claustre

Quand il n'enseigne pas en école primaire, Mathieu est obstacle racer et il nous fait la joie d'être chroniqueur pour obstacle.fr

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