Pas folle l’édition parisienne de « La Folle Furieuse »…

Dimanche 07 octobre 2018 a eu lieu la première édition parisienne de la série fun La Folle Furieuse, à Verneuil-sur-Seine (78). Nous avions entendu parler de cette course à obstacles grâce aux remises des Obstacles d’Or 2017 et, après avoir visionné quelques teasers, nous avions très envie de la tester.

Une partie de l’équipe s’est inscrite au format 5km Famille pour partager un moment de sport avec enfants et neveux. La saison commençant à refroidir certain(e)s de nos équipiers et Prescillia n’étant toujours pas autorisée à courir, notre Capitaine Mika se lancera seul sur le format 8km.

C’est son récit de course sur ce format que nous vous partageons :

La course

https://youtu.be/sI2wpahjQiE

Partant sur cette course en solo, je me positionne dès le départ sur la première ligne, avec pour une fois l’idée de faire un chrono. Ce n’est pas dans mon habitude, et dès le départ je le ressens bien, avec cette forte impression de me faire « pousser » par ceux qui sont derrière, le départ est donc intense !

Le premier obstacle, une zone de mousse, est traversé rapidement et quel plaisir d’entendre les encouragements de ma team avant de m’éloigner du village. Me voici donc seul, face à la course, avec un enchaînement dedans/dessus/dedans. Pas folichons, car tous sont de même taille/forme, seul un système de fléchage indique où passer.

Il est suivi d’un ramping sous un filet de 10m environ avant de partir sur un chemin où un panneau fléché (que j’ai bien failli louper vu sa taille et l’absence de rubalise) me fait faire des petits détours en forêt.

Après une bonne distance de course, premier petit ravitaillement en eau. J’enchaîne tout de suite avec un chemin de pneus et c’est reparti pour une certaine distance de course, jusqu’à quatre poutres d’équilibre qui se suivent. Certaines plates, d’autres rondes qui sont plus glissantes, surtout avec la pluie qui commence à tomber.

Je rattrape la dernière vague du 5 km et je fais face à un premier bouchon devant la structure phare de la course, une structure gonflable avec quelques marches pour sauter sur quatre grosses boules. Malheureusement pour moi, après avoir sagement attendu plus de dix minutes mon tour, la structure s’effondre (se dégonfle) une fois, puis encore une autre… S’en est trop ! Je reprends ma course complètement refroidi.

Heureusement, je me rattrape bientôt sur une deuxième structure gonflable, qui doit faire pas loin de 25m de long où s’enchaine divers obstacles à sauter, grimper, esquiver ou glisser.

Une autre structure gonflable apparaît juste après, mais là encore… Bouchon… un mini bouchon de trois personnes, mais qui va durer un certain moment car les participants sont bloqués devant un grand mur et peinent à le franchir. J’en comprends la raison une fois devant, une partie des prises censées aider à remonter la structure ne sont plus en place, ne laissant qu’un maigre chemin vers la sortie…

Vient ensuite un « obstacle » un peu particulier, il s’agit de deux grandes planches de ski, avec des attaches pour quatre personnes. Il faut être synchro avec ses partenaires pour avancer, pas forcément évident.

J’enchaîne avec un petit mur incliné glissant, un aller/retour en ballon sauteur, et après une cascade qui me mettra à terre, je repars à toute vitesse en direction d’un grand labyrinthe gonflable, où le bon chemin est parfois bien caché, mais ça ne me pose aucune difficulté.

Après un filet sous forme de pyramide à franchir, le tracé de la 8km se détache enfin du 5km. Là encore, la bifurcation est indiquée par un petit panneau qui, comme je l’apprendrai un peu plus tard, n’a pas été vu par tous les coureurs.

Cette portion du parcours offre dans un premier temps un mur à franchir à l’aide d’une corde : deux hauteurs au choix, pas de bénévole à cet obstacle et aucune sécurité pour la réception, puis un obstacle en forme de « X », et là… commence le vrai Bronx ! 

Deux chemins s’offrent à moi : droite ou gauche ?!? Pas de signaleur, ni de balisage… Après une grosse hésitation, je tente vers la gauche, car ça me semble le plus logique, celui de droite semblant me ramener vers le village… Une chance sur deux, c’était la bonne !

J’arrive à un second mini ravito, où je ne traîne pas et je m’avance vers un grimpé de corde. Et là… là, c’est le bordel ! Oui, le bordel pur et simple. 

Une flèche m’indique un chemin à gauche qui est barré par de la rubalise, et à droite il ne semble n’y avoir rien de particulier… Je décide de prendre à droite, puisque je ne vois pas pourquoi il faudrait passer sous la rubalise, pas logique… même si le fait d’aller à contre-sens de la flèche me perturbe.

Finalement, j’arrive à un obstacle, une poutre d’équilibre qui sent le bricolage maison, glissante et dangereuse.

J’arrive à un tiré de pneu et là… « quoi que je fais ? », le bénévole responsable de cet obstacle (au moins il y en a un à celui-ci !) se trouve dix mètres plus loin à regarder les canards. Je me signale, il m’explique que je dois tirer le pneu sur une boucle en passant sous la rubalise à côté de moi (on parle là de la rubalise qui permet de faire le tracé de la course… incompréhensible) et revenir à mon point de départ… Explications tellement claires que j’ai dû lui faire confirmer ce que j’avais compris avant de me lancer.

Quelques centaines de mètres en mode trail, et me voilà face un chemin barré par la rubalise et… aucune issue ? Quoi ?! Je comprends qu’il s’agit du chemin qui m’a fait douter un peu plus tôt, le fameux avec la flèche et la rubalise qui bloque le chemin… bref, je suis donc obligé de passer en dessous pour continuer… J’en suis à me demander si j’ai bien pris cette boucle du parcours dans le bon sens.

De retour sur un tracé un peu moins flou, j’arrive à un mur incliné où je croise des participants de ma vague… Etant en tête de course depuis le début, c’est juste impossible et je leur explique qu’ils ont raté une partie du tracé, leur agacement se fait sentir. 

Une pyramide de planche de bois, puis un mur incliné inversé s’enchaînent, l’occasion là encore de croiser des gens de ma vague qui sont perdus car ils ont pris le parcours à l’envers… c’est un vrai sketch !

Le tracé de la 8 km rejoint maintenant celui de la 5 km, et là… là c’est la situation la plus absurde qui m’est été donnée de vivre…

Pour vous représenter la jonction, de la rubalise à droite, des buttes de terre à gauche et en face un arbre qui prend toute la largeur du chemin… et me voilà donc encore une fois à me demander « où je vais ? ».

Je demande à un premier bénévole, il est là pour les photos et n’en sait rien ; je demande alors après le responsable de secteur, il ne sait pas de qui je parle ; je cours donc vers un deuxième bénévole, ce qui m’oblige à sortir du parcours (enfin, quel parcours d’ailleurs ?!) qui me dit d’aller voir son responsable ; troisième bénévole – qui n’est toujours pas le responsable – est incapable de me répondre non plus… Puis enfin ! ! ! Le responsable de secteur m’indique la direction à pendre avec un « ah oui, c’est vrai que ce n’est pas évident »… ?! La Blague

Total, entre 7 et 10 minutes perdues et quatre personnes pour savoir où aller… Avant de repartir, je demande aux spectateurs présents de passer le mot aux prochains coureurs qui arriveront, histoire ne pas leur faire subir la même galère…

Je me lance alors à toute vitesse sur la suite pour rattraper ce temps perdu : la Mud Zone composée de ramping, équilibre sur poutre ronde, bac d’eau boueuse… Oh tiens, encore des participantes de ma vague devant moi ! Elles me disent qu’elles n’ont pas vu de panneau 8 km, et sont parties sur le tracé de la 5 km.

Je continue en passant dans un tunnel boueux, puis se succèdent rapidement un Fort Boyard (rouleaux qui tournent à passer debout, assis ou allongé selon sa propre technique), une petite structure gonflable, un toboggan tuyau, un Ventriglisse plat (pas de savon, un bénévole qui discute au lieu d’arroser les tapis gonflables avec son jet d’eau, donc je passe en courant puisque ça ne glisse pas), pour enfin… approcher de la zone de fin.

Un avant dernier obstacle : faire quelques mètres dans le lac avec une bouée et revenir sur la plage. Là encore, c’est « free style » vu qu’il n’y a aucun repère dans l’eau pour nous indiquer la distance à faire, chacun fait ce qu’il veut. Aller… va pour 15 mètres environ !

J’arrive au dernier obstacle et là… là c’est le drame… il s’agit d’une structure gonflable pour effectuer un saut de quatre mètres avec réception sur coussin gonflable.

Deux couloirs, eux-mêmes divisés en trois rangs. Mon couloir, comme les autres, comportent environ dix personnes, on se dit que ça va aller vite ! Oui… mais non, car c’est presque 20 minutes d’attente pour que ça soit enfin mon tour, et une fois le saut effectué, merci la réception ! Comme dira une participante, c’est comme de faire un plat dans une piscine !

La finish line est là, mais aahhh en fait non… il y a le ravitaillement de fin juste avant. What ?! Non mais sérieusement ? Le ravitaillement avant l’arrivée de la course ?!

Le temps d’un coucou au couple arrivé après moi, et avec qui j’ai fait une partie de la course, quelques mots échangés avec le speaker Steve Kondo et hop hop hop décollage en vitesse, de toute façon… la plupart des participants/accompagnateurs ont déjà déserté les lieux.

Le bilan

Une course qui, je l’espère a dû être plus agréable sur la 5 km, car la 8 km a vraiment été montée avec les pieds !

Pas de bénévoles en surveillance sur de nombreux obstacles ou sur de grandes distances de course ; aucune sécurité, ni zone de réception sur les obstacles en hauteur, un balisage catastrophique et un dernier obstacle qui justifie les allers-retours des Pompiers et du Samu.

Comment cette course, qui a une si bonne réputation en Province et doublement primée l’an dernier par les Obstacles d’Or, a-t-elle pu se perdre à ce point-là sur l’édition parisienne ? 

En deux mot : grosse déception.

Seul point positif personnel : faire une course solo en partant devant, m’a permis de mieux comprendre comment nos amis les Elites vivent leur course.

Les points positifs : 

  • Le grand parking à proximité
  • Quelques structures gonflables sympas
  • La Mud Zone
  • La zone de rinçage pour baskets
  • Le foufou de speaker Steve Kondo, qui a mis le feu au départ des vagues

Les points à améliorer : 

  • Le balisage tout simplement inadmissible !
  • Le nombre incalculable d’obstacles sans bénévoles… en gros, à part les sept obstacles gonflables et la Mud Zone, il n’y en pas ou presque
  • Le manque de sécurisation des obstacles en hauteur : pas de bénévole, pas de surface de réception
  • L’instabilité des structures gonflables : surtout l’obstacle phare des boules et le saut du finish
  • Les consignes payantes : 2 euros
  • 30 minutes dans la zone d’échauffement : 15 min de motivation et 15 min de training, c’est beaucoup trop long 
  • Le premier départ de la 8km un dimanche après-midi à 15h : les sportifs sont plutôt du matin et les familles de l’après-midi, il serait bon d’inverser
  • Le croisé des participants 5km / 8km
  • Le ravito de fin avant la finish line (du jamais vu !) qui casse la fin de course
  • Zéro ambiance à l’arrivée tant qu’il y avait des départs, c’est-à-dire jusqu’à 15h40

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