Et 6500 compétiteurs vainquirent la Spartan Race du Castellet

Les 17 et 18 octobre, la Reebok Spartan Race faisait étape au Castelet. 6 500 personnes ont participé à la dernière étape de la saison pour cette série performance en France. Parmi eux, 1500 coureurs se sont frottés à la terrible beast qui comportait un semi marathon et plus de quarante obstacles.

→ Les résultats des courses sont en ligne sur le site de la Spartan Race.
→ Un grand nombre de photographies sont disponibles sur la page facebook de la Série

Retour sur la course, par Mathieu Claustre

Ce week-end avait lieu la Spartan Race du Castelet, seconde et dernière étape française pour l’année 2015. J’ai donc traversé la France pour profiter de l’ambiance, revoir mes compagnons de courses et surtout participer à la Sprint en vague compétition.

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Parking

Le parking était payant (5euros par voiture) et assez vaste. De plus, il fallait marcher 1 km et demi environ avec son sac pour arriver au village. Les bénévoles bénéficiaient par contre d’un parking réservé à proximité comme à Paris.

Récupération des dossards

Contrairement à Paris, il m’a fallu un peu patienter avant de pouvoir retirer mon dossard. J’étais pourtant présent dès 8h. Pensez donc à arriver 1h30 à 2h avant votre course. Des coéquipiers de ma team F.O.R ont failli rater le départ à cause de la queue importante.

On recevait donc un bandeau noir spartan avec son numéro, le dossard avec les épingles , une puce avec attache à accrocher à votre chaussure et une barre de céréale spéciale sport .

Village

On pouvait y trouver une plate-forme animation avec de la musique, une boutique reebok, les habituels obstacles pour s’entraîner ou pour les défis, des trucks food, le parcours pour les jeunes spartans, les toilettes et les jets d’eau froide pour les douches. J’ai trouvé ça correct mais j’ai connu mieux en terme d’ambiance.

Départ

Je suis parti en vague compétition le samedi à 13h . Juste après avoir passé le mur pour entrer dans l’aire de départ, nous avons eu droit à une bande de poignet rouge pour nous démarquer des vagues open. Comme souvent dans cette vague « élite », la plupart des coureurs étaient affûtés et torse nu. Ils sont là pour la compétition et le dépassement de soi avant tout. Ainsi, peu prennent part à l’échauffement collectif fun et dynamique proposé par les coachs professionnels. En règle général, il y a très peu de personnes déguisées sur les spartans. Nous avons eu droit à un briefing sur l’éthique et sur la manière d’effectuer les 30 burpees. Je pense que l’organisation a tenu compte des remarques concernant les pénalités et la triche (CF page Facebook OCR France ou sur mon compte-rendu de la Spartan Race Paris). Bravo pour ça !
Il y avait aussi des fumigènes bleus, blancs et rouges pour agrémenter ce départ.

Balisage et bénévoles juges

Le parcours était très bien balisé et à aucun moment je n’ai hésité sur la chemin à suivre. Il y avait deux changements de direction entre la sprint et la beast mais c’était parfaitement limpide. C’est un point fort des Spartans.

Terrain et obstacles

J’ai adoré le parcours très trail de la course. Le revêtement était sec et assez technique par moment. Il fallait rester vigilant pour éviter la chute. Avec une végétation méditerranéenne bien loin de ce que je rencontre en Mayenne et en Bretagne, le dépaysement était total. De plus, il y avait des belles montées à bon pourcentage (15 25% par moment) avec souvent des portées à faire dedans.
Pour les obstacles, j’ai bien aimé mais c’était moins dense qu’à Paris. Pour la Beast, il y en avait autant qu’à la Super de Paris mais avec 10km de plus. Beaucoup ont trouvé qu’il y avait trop de portions de course à pied entre les obstacles. Sur la Sprint, j’ai eu cette sensation de manque d’obstacles à burpees notamment. Il y avait bien quelques petits obstacles entre le code et le ramping de la fin mais pas assez à mon goût.

Nous avons eu droit aux murs dessus-dessous, deux bennes de boue, des rondins pour franchir une palissade, le parpaing à tirer, le javelot, la corde, le code à mémoriser, le seau avec les gravillons bien long et en montée, sauts pieds joints entre des rondins, des murs, le hercules hoist, passage sous un pont dans l’eau, le ramping de 100m, un mur incliné, un filet vertical, le cargo net, le rig monkey bar et un dernier mur. Ca faisait vraiment peu sur la partie médiane de la course. En revanche, la fin avec un ramping long mais pas douloureux comme à Paris et le rig monkey bar était vraiment bien.

Le point à revoir est l’ordre de passage des courses. Pourquoi faire partir la Beast avant la Sprint ? On a dû dès les premiers kilomètres se frayer un passage entre les coureurs de la Beast. C’était très gênant ! Une inversion des départs éviterait ce genre de désagrément.

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Ravitaillement

Deux à trois ravitaillements environ nous étaient proposés avec uniquement de l’eau. Il y avait également quelques oranges ou des bananes sur l’un d’entre eux.

À la fin, nous avions droit à une demi-banane, un barre de céréale et une boisson énergisante. Dans l’ensemble, c’était très léger.

Arrivée et récompense finisher

Comme à toutes les Spartans Race, après avoir sauté le feu, deux hôtesses costumées vous passent autour du cou une médaille finisher rouge pour la sprint ou bleue pour la super. Vous receviez également un joli tee-shirt reebok spartan race au stand situé quelques mètres plus loin.

Animations

Différents défis physique étaient proposés tout au long de la journée : burpees, montées à la corde, retournement des pneus, etc. De plus, plusieurs obstacles dont le cargo net, le ramping et le rig monkey bar étaient facilement accessibles aux spectateurs. Pour la Beast le matin, j’ai pu voir 4 fois les coureurs à des distances différentes sans trop me déplacer. De plus, les proches des concurrents pouvaient sans soucis les suivre sur toute la partie finale car les obstacles ralentissaient vraiment la progression. C’était bien pensé !

Rapport qualité-prix

Bien que le prix du dossard soit élevé (sprint entre 55 et 85 euros, super entre 79 et 109 € et beast entre 110 et 140 €) , j’ai trouvé les prestations proposées et notamment les obstacles corrects. Des ravitaillements plus fournis seraient peut-être le bienvenu ainsi qu’un parking gratuit. Je pense aussi que le support trifecta pour accrocher les 3 morceaux pourraient être offerts (20euros de plus).

Des pass saisons Europe seraient également une bonne idée surtout quand je vois le nombre de trifectas obtenues par certains de mes camarades.

Ma course

Tout d’abord, ne participer qu’à la sprint m’a permis de vraiment profiter des instants! J ai ainsi vraiment eu le temps de voir les copains sur la Beast, les suivre et ainsi les soutenir sur cet épique ramping de fin : génial!
J’ai aussi pu apprécier pleinement l’ambiance et l’effervescence générée autour de l’événement.

Pour ma part, je n’ai aucun regret sur ma performance et j’ai réussi mon PREMIER TOP 20 ELITE : je me suis battu avec les moyens du jour.

Après un bon départ, je me sentais bien et en jambe. J’accrochais le bon wagon (top10). Puis très vite, j’ai ressenti une douleur sous le pied (liée à une aponévrosite que je traîne). A ce moment-là, dans ma tête, je me répétais: no excuse, tu avances ! Certains font 40km le matin en vélo avant la course, se laboure le dos sur les rampings et rentre en vélo après la course pour remettre ça le lendemain toujours avec le sourire donc tu te bouges. (La personne se reconnaîtra et elle est une vraie source d’inspiration pour moi.).

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Arrive Le javelot, vous savez ce maudit bout de bois où je rentre 90% des tirs chez moi : ce fut le tournant de ma course !

Concentré, je prends mon temps car le cardio était monté très haut après le tirage du parpaing. Je passe la corde de l’autre côté, je lance bien avec une bonne force , la pointe touche la paille et ricoche sans se planter comme contre un mur : incompréhension totale mais je file aux burpees. C’est le jeu ! J’étais dans le top 15 à ce moment-là !

Je m’aperçois que 5 bénévoles comptent et surveillent scrupuleusement les burpees.

Belle ironie du sort, le plus zélé d’entre eux s’occupe de moi et me harcèle à coup de « chest to the ground  » et me gratifie de 7 burpees supplémentaires parce que mon torse est à 2cm du sol.NO REP! Je ne peux que le féliciter pour son implication extrême et son pointillisme du mouvement parfait. Je me croyais aux Crossfit Game pour le coup. ^^

Ce fut 4 minutes interminables de perdues. « Pas d’excuse, tu avances ! Je n’ai pas traversé la France pour ne pas tout envoyer. » Je repars ainsi mode revanchard après ce bel handicap.

Corde, mémory s’enchainent et j’ai déjà remonté une dizaine de coureurs. On arrive au long porté de seau où je vois Guillaume Barbe qui en finit. Sur cette pente abrupte, il est compliqué de reprendre des places. Je marche vite et je zigzague entre les retardataires de la Beast. S’ensuit une longue montée trail à 15 20% sur 1km environ. C’est dur mais je donne tout:le cardio est au taquet ( pulsations à plus de 200). J’en dépasse 3 de plus.

Derrière , un caillou vient se loger dans ma chaussure droite et ma douleur sous le pied gauche s’amplifie dû au revêtement très sec. J’essuie donc une baisse de régime sur cette partie plate et manque de tomber après les sauts pieds joints. Heureusement, le mental était là pour palier.

Je lâche rien et sur le ramping de 100m je donne tout. Je suis rodé car j’ai drivé et soutenu une 15 aines de copains racers le matin dedans. C’est vrai que du soutien n’aurait pas été de trop mais bon j’étais en mode guerrier à me faufiler entre les gars de la Beast: merci Angélique au passage émoticône wink. Merci aussi à Boris , Mathieu Drugeon ( belle rencontre aussi ) et Manuel Di Geronimo pour leurs encouragements ! Je franchis le mur incliné, le filet verticale, le code, cargo net et le rig étonnamment sec.

Je sprinte ensuite pour finir en 57min. J’ai vraiment aimé.

Au classement provisoire, je serai 23ème au général et 20ème ELITE sur 1700 concurrents.

Très content de ma production au vue des circonstances et du niveau. Très encourageant pour la suite.

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Bilan

J’ai moins aimé

  • le manque d’obstacles sur la partie médiane de la course
  • le prix élevé des dossards
  • les ravitaillements
  • la qualité de l’obstacle « javelot » (paille et javelot)
  • la douche froide
  • les photos payantes
  • le support trifecta payant
  • zigzagué dés le début entre les coureurs de la beast.

J’ai aimé :

  • les obstacles plus relevés : le ramping peu douloureux, le rig monkey bar.
  • le balisage
  • le parcours dépaysant et typé trail
  • les médailles et tee shirt finisher
  • les obstacles facilement accessibles aux spectateurs
  • l’ambiance

L’après course fut géniale avec Boris, Angélique et Tom. On a vraiment bien rigolé. Merci beaucoup à eux. Je remercie les swats avec Jordan, Pascal, Quentin, Franck, Tonio et tous les autres. Vous êtes une énorme team !
Je salue aussi tous les racers que j’ai croisé .

Merci aussi à

  • F.O.R Team-French Obstacle’s Racer et Ceramiq : j’ai donné 200% et représenté au mieux.
  • Bootcamp & Coaching: J ai enfin pu te voir mon coach Léo . Depuis le temps ! Ce fut court mais bon. Dommage que tu ne m’aies pas vu en course ! Ça m’aurait encore plus boosté. Tu aurais kiffé mon ramping et mon rig émoticône wink
  • Nutrisens Sport : merci pour le Carbo max qui me permet de bien m’hydrater avant la course.
  • Drink Tito : la boisson gazeuse énergisante qui vous rebooste après la course.

Maintenant: prochain rendez-vous pour moi, ça sera la Gladiator RUN du 22 novembre. On tâchera de répondre de nouveau présent !
A bientôt les guerriers !

Sèb Desbenoit

Rédacteur en chef d'Obstacle.fr, Sèb est un passionné de courses à obstacles. Des courses extrêmes à celles pour tous, vous ne le trouverez jamais dans les premiers mais toujours à l'arrivée.

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