Crazy Week-End Acte I : L’Incendiaire

Pour me faire vraiment plaisir, j’avais programmé avec Boris non pas une mais deux courses lors de ce dernier week-end. Quand on aime on ne compte pas !

Pour la troisième année de suite, je me suis rendu à cette belle course située à 40 minutes à peine de chez moi. Autant dire que j’étais à domicile ! Aussi, j’ai choisi de courir le format court de 6km et 38 obstacles car je préférais ne faire qu’une boucle pour éviter les bouchons. De plus, je recourrai le lendemain donc il fallait conserver un peu de fraîcheur.

À notre arrivée, les parkings gratuits sont déjà quasi tous pleins, il faut savoir que 3000 personnes sont annoncées. Habitué aux lieux, je me repère rapidement dans le village. On retire les packs coureurs très vite (puce, tee shirt orange et bleu et un dossard) On pouvait y trouver également des douches individuelles et chaudes (cool) des stands de boissons et d’alimentations et un car podium proche des lignes de départ/ arrivée. De nombreux obstacles à proximité sont toujours visibles pour les spectateurs.

Après observation de la carte du parcours et le repérage de la fin, je constate que c’est quasi le même que l’édition précédente. Ça ne me dérange pas ! En revanche, pour le 11km, ils ont opté pour une boucle et non plus deux en prolongeant le tracé de 5km. Bonne idée mais peut-être y aurait-il pu avoir davantage d’obstacles sur ce segment ? Cinq semblaient trop peu selon certains coureurs. Pour ma part, je salue l’initiative n’étant pas fan des boucles identiques.

13h30 : Le départ approche et je me sens en forme. En effet, j’ai bien dormi et je n’ai pas eu une longue route à faire la veille au soir. Ça me change de d’habitude ! Quasiment personne n’est déguisé pour cette vague chrono et j’ai vraiment l’impression de participer à une course traditionnelle (trail ou sur route j’entends). Je ne sais donc pas à quoi m’attendre en terme de niveau et je décide de partir vite dans cette courte montée et de relancer fort derrière. Le terrain est très meuble après les grosses pluies des jours précédents et toutes les vagues du 6km sont passées dessus avant. Inutile de vous dire que c’est un vrai bourbier mais je me sens félin vêtu de ma nouvelle tenue Skins zébrée (test à venir !).

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Après un cercle en colimaçon qui donne le tournis puis un toboggan cylindre qui me fait plonger dans l’eau froide, je suis en tête et je continue sur un bon rythme. Wow, ça fait du bien de sentir que les jambes répondent. Le sol est gras mais les All Terrain OR font merveilles de par leur accroche, leur légèreté et leur stabilité. Je me retrouve dans la forêt à passer un enchevêtrement de fils, des petites palissades et un petit cours d’eau. Après les filets au sol, j’arrive sur la traditionnelle montée à l’aide de lances à incendie. Vous avez un filet d’eau qui vous coule sous les pieds et c’est très glissant.

S’ensuit une partie roulante où les gens circulent mais j’arrive à me frayer un chemin. Après 1km et demi, je me rends compte que j’ai fait un petit trou et que j’encaisse beaucoup mieux le départ rapide que d’habitude. Avec seulement 30m d’avance, je sais que c’est loin d’être gagné car les parties nécessitant beaucoup de puissance et de résistance arrivent.

En effet, après des pyramides de bottes de paille, le parcours nous mène sur l’un des nombreux passages dans l’eau à des hauteurs oscillant entre le buste et les genoux. Les cuisses commencent à piquer un peu mais je m’efforce de courir au maximum pour distancer mes poursuivants au plus vite. Les obstacles défilent. J’arrive maintenant dans la partie single trail qui nous conduit vers le marais et sa boue bien épaisse. Je prends des risques car derrière je sais que ça peut revenir. Il faut s’extirper les jambes de la boue collante plusieurs fois et relancer derrière dans l’eau. L’accumulation de ses passages use et il faut rester vigilant au niveau des appuis.

Arrivé aux 5 pontons espacés d’une dizaine de mètres sur lesquels il faut monter puis sauter dans l’eau, je me rends compte que Kévin, mon pote qui a couru la Mud Day le matin, n’est pas très loin. Il est accompagné d’un autre coureur. Coup de pression, j’accélère de nouveau dès mon retour sur la terre ferme. Nous sommes à mi-course déjà ! Quelques sauts dans l’eau , une montée d’une pente à l’aide de lance à incendie, un boudin en bottes de paille, des pneus dans lesquels il faut progresser et rapidement j’arrive sur la plaine en dessous du golf. A cet endroit, les deux ventriglisses bâchés bien sympas nous attendent. Je me jette dedans comme un furieux : WOW, ça glisse vraiment vite et ils sont beaucoup plus agréables que les années précédentes. Je me suis amusé dessus : je pense que les autres aussi. Bravo !

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C’est à ce moment-là en constatant le trou réalisé que je commence à penser à la victoire. Ça me galvanise et la petite fatigue s’envole alors que je rampe sous un filet dans la boue bien grasse. Nouveauté : un petit portée de sac d’une vingtaine de kilo a été ajouté. J’ai bien aimé. Peut être qu’une boucle plus longue en montée descente ou avec des obstacles type ramping ou palissades à faire avec auraient été intéressante mais c’était déjà très bien.

Je rattrape les vagues fun parties une heure avant moi mais ça n’est pour le moment pas gênant et c’est même plutôt sympa. « Oh, il y a un gars qui court tout nu ! ^^ j’entends ce commentaire à deux reprises. Ça me fait rire !

J’avertis longtemps à l’avance les autres coureurs de mon arrivée et je passe les obstacles suivants sans ralentissement. Ainsi, je saute par dessus des petites barrières rouges et blanches. Puis , je monte sur une pile de pneu pour redescendre à l’intérieur et enfin sortir sous une bâche à quatre pattes. De nouveau, je relance mais alors que je file dans la boue ma chaussure droite reste littéralement scotchée dedans et je me retrouve à courir une dizaine de mètres pied nu. Malheureusement, l’eau et surtout la boue ont exercé une pression importante sur les lacets quicklace de type salomon et les ont desserrées progressivement comme la semaine passée à la Frappadingue. Pourtant les deux chaussures étaient serrées à block ! Je vous conseille donc de mettre des lacets traditionnels si vous participez à des courses vraiment très boueuses. L’adrénaline monte en flèche et un temps je décide de continuer avec ma chaussure dans la main mais très vite je me rends compte que je n’ai aucune accroche et qu’il reste plus d’un kilomètre. Je perds donc 30 à 40 secondes à enfiler une chaussure aux lacets pleins de boue et verrouillés à block. Je m’attends à voir arriver Kévin mais non, j’avais finalement fait un bel écart.

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Après cet arrêt forcé, je fonce littéralement dans la dernière montée. Je constate qu’il y a 5 rangs de personnes attendant devant le court ramping électrifié et je décide un peu contraint de passer à côté. Mes camarades feront la même chose. Je déteste contourner des obstacles mais c’est vrai que je m’inscris en vague chrono pour avoir une course fluide. Dommage mais ça fait parti du jeu ! Après avoir gagné le haut du parcours, je zigzague dans le tracé sinueux du bois en évitant tant bien que mal les racines et les branches qui me fouettent le visage et le corps. L’arrivée est proche et je déroule dans la descente. Je saute sur un toboggan piscine très fun et je poursuis mon effort dans les bosses de boue. Dernière ligne droite, je cours dans l’eau pour passer sous un filet.

À cet instant, je vois un coureur qui se jette dessous à belle vitesse et s’active frénétiquement. Suite à mon expérience de l’an passé, je pense tout de suite à un concurrent chrono qui aurait coupé le parcours et me serait revenu dessus. MODE Fou furieux activé : je me défonce sur le ramping sous l’eau parmi les cailloux en m’écorchant tout le corps et je donne tout sur la relance derrière dans l’eau. Je sprinte les 150 derniers mètres en montée pour passer la ligne d’arrivée en 36minutes. En fait, il s’agissait d’un coureur à qui j’avais pris 1h15 et qui par défi avait décidé de faire la course sur 200m avec moi. Pourquoi pas j’ai envie de dire ! Ça aura rendu la fin de course bien sympa en tout cas. Merci à lui !

Je suis évidement très ravi de remporter ma troisième courses de la saison et qui plus est cette belle Incendiaire 2016. A l’arrivée, le ravitaillement se compose d’eau, de gâteaux, de chocolat et de fruits.

A 16h30, fait assez rare en course à obstacle, une remise des récompenses sur le car podium était mise en place. J’ai trouvé ça vraiment bien. Au passage de la ligne d’arrivée, les gens semblaient vraiment ravis et avait passé un bon moment. Que ce soit pour le fun ou pour la compétition, tout le monde y avait trouvé son compte.

J’ai moins aimé

J’ai vraiment eu la sensation d’avoir moins rencontré d’obstacles que l’an passé ; le filet vertical, l’échelle horizontale, des palissades ou murs et le saut de 8m ont manqué. Sans doute juste une impression ; l’absence d’obstacles de bras. Devoir éviter un obstacle à cause des bouchons en vague chrono ; l’absence de consignes : devoir se balader avec deux sacs sur des longues distances m’a fait un bel after course , les voitures étant trop loin ; l’absence de médaille finisher (pour beaucoup de concurrents)

J’ai aimé

L’ambiance, le parcours, l’excellent rapport qualité-prix , courir pour une bonne cause, les bénévoles, le balisage, les ventriglisses, la foule bien plus présente que sur les autres courses, les vagues chronos et la remise des récompenses publiques, les douches chaudes, les parkings gratuits.

Je remercie donc chaleureusement l’organisation et les bénévoles de l’Incendiaire de la Ferté-Macé qui nous ont proposé encore une belle épreuve.
Je reviendrai à n’en pas douter l’année prochaine et je conseille cette course à tous.
Je remercie également mon coach OCR Léo Climber , Philippe et l’Intrépide de Pré en Pail, Seb d’obstacle, Run’n trail , Globe runners , Bulkpowders, La Frappadingue et tous les gens qui me soutiennent.

Je salue tous les coureurs que j’ai pu rencontrer là-bas.

Maintenant avec Boris, on rentre à la maison, on prépare les affaires et direction Torcy pour la SO MAD du dimanche matin qui s’annonce tout aussi épique.

À très vite les warriors !

Mathieu Claustre

Quand il n'enseigne pas en école primaire, Mathieu est obstacle racer et il nous fait la joie d'être chroniqueur pour obstacle.fr

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1 commentaire

  1. barbier thierry (president ) dit :

    merci a mathieu pour le commentaire cela nous fait plaisir