Spartan Valmorel par Jérémie Raboeuf

Notre chroniqueur Jérémie Raboeuf nous raconte sa participation à la Spartan Race Sprint de Valmorel, le 28 janvier 2018. Il nous partage son analyse.

Le site

C’est ma première participation à la Winter Sprint de Valmorel et je trouve le site magnifique, peut être un peu juste en termes de parking pour accueillir tout le monde mais sinon le reste des infrastructures est vraiment pas mal. Je recommande d’ailleurs le chocolat chaud au petit prince. De plus les conditions météos étaient top, beaucoup de neige et le soleil.

Avant la course

J’espère que cela va se généraliser mais la possibilité de récupérer les dossards la veille de l’événement est un vrai plus car cela évite d’être dans le speed dès le matin de la course. Le staff est toujours au top et les nombreux volontaires toujours très souriants.

La course

Le sas de départ

Une autre première pour moi, je me suis lancé dans l’une des deux vagues « Age Group » disponible histoire de me challenger un peu plus. Avec un départ à 9:15, c’était à mon tour juste après la vague ELITE, la pression monte, je me retrouve devant, le Head Marshall Brunos Matias. Il nous explique les règles et les pénalités à respecter pendant la course avec la nouveauté concernant les cameras pour contrôler que tous les burpees sont bien réalisés sinon la disqualification nous attend.

C’est parti !

Ça y est,le départ est donné et je me rends directement compte de la différence de rythme avec les vagues Open car les autres concurrents démarrent très vite et tout de suite.

La neige tassée par les passages des coureurs de la veille puis gelée pendant la nuit rend le parcours très technique et compliqué, deux coureurs glissent et tombent dans les 50 premiers mètres, j’arrive à les éviter et attaque la première montée : pas moins de 400 mètres de dénivelé positif à 64 %. Ça chauffe les jambes direct par contre 1 seul passage disponible et tout le monde se retrouve à la queleuleu. Pour doubler, je suis obligé de passer dans 1 mètre de neige givrée.

Les premiers murs arrive en haut de la pente et on commence à redescendre avec un premier passage dans l’eau. Oui, oui, dans l’eau glacée ! Je vois plusieurs coureurs glisser. Du coup je reste prudent et évite de m’étaler au sol.

Les obstacles s’enchaînent, le parcours varie entre montées et descentes plus ou moins raides et nous arrivons à une variante avec la Winter, au lieu de lancer un javelot dans une cible en paille, un panneau nous indique qu’il faut préparer une belle boule de neige qu’il faudra lancer dans une cible de 50 cm carrés. Résultat : beaucoup d’échecs et de burpees, pour moi aussi, pour les réaliser les Marshalls nous demandent de bien montrer notre dossard à la caméra et de compter nos burpees.

Je repars et les descentes s’enchaînent dans de grandes ornières glacées suite aux passages répétés. La course est devenue une descente sur une piste de bobsleigh, je finis même par tomber et me fait une belle entorse sur le majeur de la main droite mais bon je suis un spartiate et je continue.

J’arrive au Sand Bag Carry, classique me direz vous, et bien non car à la fin de la boucle, nous devons faire un passage en équilibre sur 2 poutres en bois avec le sac, environ 5 % des coureurs ont réussi l’épreuve d’après un Marshall, encore des burpees.

Suite du parcours et des obstacles (Z Wall, slip Wall, etc..) avec un autre passage dans l’eau (jusqu’au genoux selon les endroits) pour se réchauffer. Ça monte bien sévère encore une fois et là encore un équilibre avec la slackline, encore des burpees pour moi, dur.

J’arrive enfin aux Monkey bars, là je me dis c’est bon facile… Ou pas car au moment de taper la cloche, je l’effleure et elle ne sonne pas, obstacle non validé, encore des burpees. Allez il, reste 50 mètres, je rampe sous les 2 pickups, je saute au dessus du bucher et franchis la ligne d’arrivée.

Bilan

L’édition Winter de Valmorel est vraiment différente des autres avec des conditions particulières. Pour ma part, je l’ai trouvée plus technique, exigeante et surtout très casse gueule (le dimanche en tout cas) mais j’ai adoré quand même, je répondrai présent l’année prochaine, très certainement pour la Super d’ailleurs.

En plus l’édition 2018 de la médaille Winter est superbe.

Équipement

Pour cette épreuve, j’étais équipé de mes chaussure préférées du moment : les inov8 X-Claw 275, de 2 tours de cou de chez Buff (1 autour du cou et l’autre en mode bonnet) mais aussi d’une paire de chaussettes imperméables de chez SealSkinz, je les ai bien appréciées notamment pendant les passages dans l’eau, je n’ai pas eu froid et les pieds sont resté secs quasiment toute la course.

Sèb Desbenoit

Rédacteur en chef d'Obstacle.fr, Sèb est un passionné de courses à obstacles. Des courses extrêmes à celles pour tous, vous ne le trouverez jamais dans les premiers mais toujours à l'arrivée.

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1 commentaire

  1. Matt dit :

    Je me retrouve tout à fait dans ton résumé de la Sprint (j’étais dans la même vague de départ que toi ).
    Je me suis d’ailleurs aussi fait une entorse au majeur, mais de la main gauche !

    Tu as une idée de la distance réelle de la course et du dénivelé total ?


    Matt

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