Retour sur la Spartan Atlantique

Parmi les grandes annonces des nouveautés pour 2016 figurait la Spartan Race Atlantique et ses formats Super et Sprint. Cette nouvelle édition était très attendue par tous les coureurs et c’est avec une grande excitation que les participants ont pris le départ.

Les courses ont eu lieu sur le circuit du Puy de Poursay, célèbre terrain de motocross qui accueillera le 4 et 5 juin prochains le championnat du monde de la discipline. Les organisateurs ont habilement utilisé le tracé pour disposer leurs structures et les grandes portions de montées et descentes ont eu un véritable impact sur tous les coureurs.

Le Village

Situé au cœur du circuit de motocross, le village de la course comportait une zone d’accueil pour les visiteurs, consignes, retrait des dossards, sanitaires (disposés sur le terrain), boutique merchandising, zone de restauration et ravitaillement, podium, modules d’entrainements et vestiaire. Encore bien conçu, il a permis aux nombreux visiteurs de profiter du départ et du finish des participants. Les accès se faisaient par la route grâce à la prévention des bénévoles disposés en nombre.

Organiser une course d’obstacles sur un terrain de motocross est idéale car ces derniers disposent déjà d’une capacité d’accueil pour une foule de participants et spectateurs. De plus la configuration et le dénivelé du circuit ont apporté une difficulté non négligeable aux épreuves ce qui peut donner des idées aux propriétaires de terrains en France.

Le terrain

Le circuit n’était que la partie visible de l’iceberg, une fois quitté cette portion on traverse les champs et les sous-bois de la région où la végétation et les racines déséquilibrent les meilleurs coureurs. Le retour sur le circuit permet la traversée à la nage d’un point d’eau qui a été utilisé à deux reprises sur la Super. La suite de la course reprend des bordures de champs et des chemins forestiers endommagés par les passages des motocross.

La Super en vague Élite

Pour la première Super de la saison 2016, la tension se fait sentir dans le premier sas de départ. Beaucoup de coureurs avaient à cœur d’aller chercher un podium, une qualification au championnat du monde ou d’Europe.

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C’est avec un départ exigeant que la course à commencer, après avoir franchi les premiers Walls, on a fait face aux premiers dénivelés du circuit pour enfin emprunter la bordure d’un champ jusqu’au Rolling Mud. Le tracé nous a rapidement fait traverser les bois en file indienne ou l’abondance de racine et arbres morts a ralenti la plupart des concurrents. La Slackline, redouté par beaucoup à séparer le flot de coureurs, cet obstacle était suivi d’un premier carrying puis du Climb Wall. Les obstacles s’enchaînent très vite dans cette première partie du parcours, Memory Wall, Tractor Wheel, et petit saut d’un rondin à un autre avec les pieds liés par un élastique, s’ensuit le Sand Bag Carry, puis retour à proximité du circuit en franchissant le Starway to Spartan.

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Quelques mètres plus bas on a rejoint le Spear Throw puis on se rafraichit dans la traversée du bassin. En suivant des chemins forestiers et goudronnés, on arrive dans la seconde partie de la course avec le Rope Climb, Cargo Net Container, Hurdles, Atlas Ball, Walls et après avoir traversé un étroit et très long tunnel (200m) dans la boue que l’on a rejoint à nouveau le circuit. Avant cela, il fallait traverser à nouveau le bassin dans sa largeur et le Barbed wire crawl. Une première ascension nous a menés en face du Hercules Hoist qui a pris un peu de poids… Le final se fait dans la douleur, on valide ou non son code du Memory Board et on franchit les dernières structures et palissades en alternant des montées descentes vertigineuses jusqu’au dernier Monkey Bars.

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Bilan

Cette édition a vraiment été intense c’est ce qu’on attend d’une Spartan Race, l’alternance des différents types de terrain et l’enchaînement des obstacles ont empêché les participants de conserver leur rythme de course. On espère qu’elle sera reconduite l’année prochaine avec un véritable contrôle des pénalités car malheureusement elles ne semblent pas être appliquées par tout le monde.

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Geoffrey Nicolas

Du fun et de la performance, Geoffrey Nicolas nous partage ses chroniques d'Élite et de membre de la team Pride or Die

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5 commentaires

  1. thibault dit :

    un grand bravo et merci au bénévoles et a l’année prochaine et vite non très vite merci a spartan race pour l’organisation

  2. maud dit :

    on a entendu quelques chose comme 14.4 km

  3. Sandrine DANIEL-PAOLINETTI dit :

    Bonjour! Et pour la super, le kilométrage était de combien? Merci!

  4. Bernard dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce retour sur la course.
    Au final, sait-on combien de km a fait la sprint ?