Dans l’Ultra d’Écosse avec Anthony Dominique

Découvrez le récit de course d’Anthony Dominique sur la Spartan Ultra d’Écosse.

Beaucoup de choses à raconter sur cette course juste magnifique que j’attendais depuis plusieurs mois avec clairement un objectif d’aller chercher un podium, mais hélas le corps et la tête en ont décidés autrement.

Arrivé dans de mauvaises conditions pour un format autant exigeant, j’étais à deux doigts de me rétrograder sur la beast mais j’ai tellement attendu cette Ultra et ce moment que je décide de prendre quand même le départ, on apprend d’ailleurs qu’elle a été rallongée à 54 kms pour 2000D+.

Tout part bien, je cours les 5 premiers kms seul en tête mais rate le premier javelot (il y en aura 4 au total sur le parcours ), je suis donc vite rattrapé par le groupe de poursuivants et repars avec eux après mes burpees, on restera ensemble avec la machine Daniel Titcomb quasiment toute la première boucle avec William Englund dans le dos mais avec une petite avance confortable. S’en suivront un magnifique parcours comme je l’attendais avec de longs singles, des passages en mode aventure seul contre la nature, et de très lourds portés [double sandbag 27kg, bucket brigade de 1 km dans les broussailles, hercules hoist 70 kg…]

Au km 23, je craque physiquement : les petites blessures et coups pris au jambes dans une partie marécageuse sont impitoyables. Cette parti est exclusive au format Ultra avec ses 5 kms dans les fougères, broussailles, branches, eau, herbes d’un mètre sans aucun chemin… un vrai passage en mode rambo. Et là commence la descente aux enfers.

Longtemps troisième, je commence à me faire remonter car physiquement le corps ne répond plus et je ralenti et me relâche petit à petit.. 4ème, 5ème… jusqu’à la 10ème place que je lutterai pour conserver, jusqu’à finalement abandonner au km 40 après avoir beaucoup marché et même pu partager un super moment de course sur les rotules avec mon bro Marot Molop qui a fini également par me rattraper juste avant l’arrêt total.

Le mental lâche et la raison reprend le dessus avant de finir sur une blessure ou même un malaise suite à des problèmes gastriques beaucoup trop coûteux en énergie et en force. C’est l’un de mes tous premiers abandons.

C’est le jeu ! L’abandon est difficile à accepter car j’étais prêt ! Mais on garde la tête haute et on se refait une santé avant de terminer l’année au Castellet avec la famille et les copains

Bref

Une course exigeante dans un cadre idyllique, des paysages exceptionnels, des obstacles regroupés à enchaîner, un format que je conseille fortement à ceux qui recherchent la difficulté, notamment sur les obstacles qui demandent beaucoup plus de condition physique qu’en France [portés, tirages,…], une très bonne ambiance conviviale avec des encouragements de toutes parts, ils savent accueillir en Écosse & Angleterre, merci à eux, aux bénévoles et tutti quanti.

Auteur point de vue

Quand la communauté de la course à obstacles s'exprime sur Aroo.Fr

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