Dans la Spartan Ultra Andorre avec Jeremie Raboeuf

Le week-end dernier à Andorre se déroulait la Spartan Trifecta week-end + Ultra et c’est de cette dernière sur laquelle je vais revenir plus en détails car, cette année, c’est aussi le défi que je me suis fixé pour fêter mes 40 ans.

Spartan Ultra beast ou ultra ?

Petite explication, jusqu’au 31 décembre 2017, cette épreuve s’appelait une ultra beast et il fallait parcourir 42+ km et 60+ obstacles, généralement cela correspondait à 2 tour de beast. Depuis le 1er janvier 2018 Spartan a souhaité créer une vrai distance à part entière à l’image des sprint, super et beast, la distance est ainsi passée à 50+ km et normalement pas 2 fois la même boucle.

Briefing

La veille en fin de journée, les participants à l’ultra étaient convoqués à un briefing obligatoire (expliqué par Thomas Blanc pour la version anglaise) pour expliquer et rappeler certains points :

  • Infos sur le parcours : confirmation ce ne sera pas 2 fois la même boucle, distance, dénivelé, etc…
  • Les effets du manque d’oxygène en altitude car le départ était à 2100 m et le point le plus haut annoncé à 2534 m
  • Le matériel obligatoire : sac d’hydratation, lampe frontale, couverture de survie, sifflet de sécurité, etc…
  • Cut off times : en gros les temps limites à ne pas dépasser à certaines distances au risque d’être sorti et disqualifié.
  • Transition : chaque coureur pouvait préparer un sac ou une boîte avec de quoi se recharger au 32eme kilomètre (eau, nutrition, vêtements, etc…)

Le site

Juste incroyable, la station de Grau Roig est posée au pied des montagnes des Pyrénées et le parcours s’annonce énorme.

La course

Le premier départ (Élite) a été lancé à 7h30 et, à cette heure là, je peux vous dire qu’il faisait froid 7 degrés, le sol était même givré, je crois que j’ai eu de la chance car pour mon départ (Open) à 8h le soleil est apparu derrière l’une des montagnes ce qui a progressivement fait monter la température vers 13 degrés et chose importante, pas de pluie. Avant de pouvoir entrer dans le sas de départ, le staff vérifie que chaque coureur ultra a bien tout le matériel obligatoire sinon pas de départ tout simplement.

Ça y est le départ est lancé et je sens tout de suite la différence avec un départ sur une autre distance plus courte, le rythme est moins rapide et oui il s’agit d’une course d’endurance, il va falloir tenir au moins 8h (temps généralement observé chez les premiers Élites). Pour ma part l’idée est surtout de finir surtout que la veille pendant le briefing, on nous a annoncé que seulement 30% des coureurs finissent.

Dès la première montée, le ton est donné car nous sommes montés au point le plus haut à 2550 m et la course devient même une Winter car nous courons dans la neige et avons aussi le droit à l’épreuve du lancé de boule de neige comme à Valmorel.

Peu d’obstacles sur les sommets car l’obstacle principal reste la montagne, ce n’est pas pour rien que ce site soit l’un des 3 des mountain series. Nous enchaînons les montées et les descentes avec les gros obstacles à proximité du village, le parcours est en fait réparti en 3 boucles, pour valider chaque passage, nous récupérons des bracelets de couleurs différentes, il y a malgré tout certaines parties communes aux boucles et devons faire 2 à 3 fois certains obstacles dont le twister et le javelot.

Le passage à la zone de transition (36km) permet de se recharger, j’ai vu beaucoup d’abandons à cette étape et c’est là où le mental permet d’aller au delà avec toujours le spectre de la barrière horaire.

Bien sûr moi aussi j’ai eu mes moments de doute mais l’entraide était très présente, j’ai d’ailleurs fait connaissance d’un compagnon de galère (Laurent) à mi-parcours avec qui nous nous motivons pour aller jusqu’au bout.

A force avec l’épuisement et l’altitude, nous sommes moins lucide et ne réfléchissons plus, il est 18h45 et nous nous lançons pour la dernière ascension, la ligne d’arrivée est toute proche encore quelques kilomètres et les derniers obstacles, nous y sommes, le fire jump et c’est fini, nous l’avons fait en un peu plus de 12h, quelle aventure, une vrai journée en enfer mais la victoire est multiple, un t-shirt finisher ultra, une très belle et énorme médaille mais surtout la satisfaction et la fierté d’avoir été au bout d’une épreuve aussi extrême.

Focus

Je pense que d’autres coureurs seront d’accord avec moi mais 2 épreuves de portées étaient vraiment horribles :

  • le sand bag combiné à des sauts pieds joints et le tirage du pavé
  • Et encore pire, le parpaing pendant 3km en grimpant la montagne 😥

Bilan

Bien évidemment pour ce genre d’aventure, je ne conseille à personne de se lancer sans préparation car c’est l’échec assuré, je me suis pas mal entraîné en mode rando course, je posterai prochainement un test de mes chaussures d’entraînement inov8 roclite 290.

Si vous me demandez aujourd’hui si je veux me relancer dans une autre Ultra, je vous répondrai que non en tout cas pas prochainement ou alors sur un site où le dénivelé sera moins extrême.

Auteur point de vue

Quand la communauté de la course à obstacles s'exprime sur Aroo.Fr

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1 commentaire

  1. CLEMENT Olivier dit :

    Bonjour
    Je souhaite faire l’ultra de Morzine en 2019 et j’aimerai avoir des précisions sur les barrières horaires (Km et temps), que ce soit sur Morzine ou Andorre. Pour savoir ce qui m’attend et m’y préparer au mieux.
    Merci !

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