Spartan Race MADRID: Viva Espana!

Bonjour à tous,

Me voilà de retour après un mois sans course. Pour ce nouveau périple, je me suis rendu à Madrid pour visiter et participer à la Spartan Race Super du samedi matin.

Tout d’abord, quelques précisions:

Pourquoi me suis-je orienté vers Spartan plutôt que vers le reste ?

Il faut savoir que j’ai décidé de m’orienter vers cette franchise(trail à obstacles et portés) plutôt que vers le circuit OCR (obstacles techniques à la Ninja Warrior) avant tout pour des raisons pratiques. En effet, je n’ai pas de salles ninja à proximité et je fais du trail court à côté. Ainsi, le choix m’a paru logique. De plus, les Spartans sont présentes un peu partout en Europe et dans le monde: cela me permet donc de concilier mes deux passions , sport et voyage.

En revanche, je ne raterai pas l’opportunité de participer au prochain championnat du monde OCR qui auront lieu en Angleterre en octobre prochain.

Autre point à aborder au préalable : les blessures.

Après 3 mois de préparation cet hiver, je me suis malheureusement à nouveau blessé lors d’un entrainement de montés/descentes en me déplaçant l’os du coup de pied. Puis après un mois, je suis tombé malade durant une semaine et demi et pour couronner le tout, à la reprise, ma tendinopathie au pied droit s’est relancée. En gros, la longue préparation concoctée par coach Arnaud Jacquot est tombée à l’eau suite à ces soucis. La poisse!

C’est donc totalement hors de forme que je me suis présenté sur cette course importante. Dommage mais je me suis dit qu’avec beaucoup de bol et au talent ^^ ça pouvait passer pour une qualification pour les championnats d’Europe Spartan (top 10 de sa classe d’âge à faire). En gros j’ai tout misé sur la réussite aux obstacles lors du dernier mois d’entrainement.

Vendredi

Avec ma compagne, nous avons passé une bonne partie de la journée à visiter la très jolie ville de Madrid sous un beau soleil. Je la recommande vivement : Agréable, architectures et monuments variés, patrimoines culturels riches, etc.

En fin d’après-midi, nous avons pris la direction de San Agustin, petit village situé à une 20 aine de minutes au nord de Madrid pour aller reconnaître avec mes amis Carla et Grégo le parcours.

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On m’avait vendu du tout plat hyper roulant comme à Paris par exemple. On m’a un peu roulé : le terrain s’annonce certes stable mais très vallonné. Tant mieux, je préfère c’est plus intéressant ! Les paysages sont par ailleurs assez beaux.

C’est avec pas loin de 25km dans les jambes que je me couche.

Samedi : Race Day

Le village est bien agencé et on se repère vite. De plus, des animations sont organisées comme le tir au javelot , le retourné de pneu ou encore le max de burpees en une minute.

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Après un rapide échauffement avec Grégo Schillinger, je me rends sur la ligne de départ où je retrouve le sympathique suisse Anto avec qui j’échange un peu. A noter que nous n’avons rien qui nous différencie des autres coureurs : peut-être que des dossards avec le numéro ou des bandes de poignet colorées auraient été pas mal.

Le départ est donné et je pars prudemment. En effet, je mise sur un rythme diesel qui me permettra de gérer les portés convenablement et surtout de réaliser un sans faute aux obstacles. Déjà nous nous retrouvons dans un long passage dans l’eau gelée, celle-ci est à hauteur des cuisses. Ensuite, après un single, une montée très abrupte finit d’étirer le flot de coureurs. Aussi, le parcours se révèlera être une succession de courtes montées et de descentes avec parfois quelques segments de plat. Très vite, mes quadriceps se raidissent et les jambes deviennent très lourdes. Deux mois sans réel training, ça se paie direct. Je me sens bien pourtant niveau cardio mais je ne peux pas accélérer. En haut d’une colline arrive le premier obstacle à burpees : la poutre sur laquelle il faut monter sans mettre les mains. Concentré, je la passe.

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Tirage du traineau, passage par dessus des rondins de bois, un haut mur et on arrive sur le gros combo d’obstacles qui a fait le plus mal : le porté du seau tout d’abord où j’ai réalisé que le renforcement du dos effectué cet hiver a porté ces fruits car il m’a paru beaucoup plus simple qu’à Andorre. En revanche, le porté de 2 parpaing aura été l’exercice le plus difficile de la course. Les 6 à 800m avec un passage sous un filet m’ont paru très long. J’ai opté à raison je pense pour en mettre un sur l’épaule à plat et l’autre sur mon avant-bras. J’ai ainsi limité la casse en les posant très peu et j’ai pu préservé mes avant-bras mais que ce fut dur. Après un passage trail, je choisis la technique en arrière pour compléter le nouvel obstacle Twister, monkey bar avec des barres tournantes. Dans ces conditions chaudes et sèches, j’ai trouvé ça relativement simple mais vraiment fun. On en reparlera lorsque les mains seront mouillées et boueuses. ^^maxresdefault

Juste derrière se trouvaient les 800m avec la chaine de 30kg. D’habitude les portés sont mes points faibles et ce coup-ci je crois même que j’ai réussi à gagner des places dessus. Par contre derrière, les jambes n’étant pas du tout au rendez-vous, j’ai été incapable de relancer. En outre, avec la chaleur, j’avais soif et les ravitaillement en eau ont été trop rares à mon goût. Tant pis !

Aussi, la longue descente me permet de retrouver un peu de vitesse sur ces sentiers très agréables.

Après l’Atlas Carry (lourde boule de pierre à transporter sur 40m), je franchis l’autre nouvel obstacle sur Spartan : la tyrolienne en cochon pendu. 15M c’était un peu court pour causer des pénalités ! Mettre le double n’aurait pas été plus mal 😉

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Tirage du parpaing de 10kg et porté du sac de 20kg (qui a paru très léger comparé au reste) complétaient les obstacles de charge. A noter qu’ils nous ont fait sauter avec le sac une élastique aux pieds.

Régulièrement sur la course, on s’encourage avec Anto. Il va bien plus vite que moi en course à pied mais il rate beaucoup d’obstacles, du coup on s’est beaucoup vu. J’ai apprécié cette compagnie ponctuelle car difficile de communiquer avec les nombreux italiens et portugais.

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Par ailleurs, notre super supportrice nationale et mon amie, Carla, m’a bien reboosté à différents points du parcours. Merci à elle ! Toujours au top !

L’arrivée se rapproche et c’est au tour du passage aquatique. Je vous plante le décors : vous devez nager en mode canyoning dans une eau gelée qui vous saisissait terriblement. Cela aura eu le bienfait de mettre un coup de fouet à mon corps : j’ai plutôt vu ça comme une cryothérapie express et je me suis senti en meilleure forme par la suite!

Lors de la reconnaissance, j’avais vu que de nombreux obstacles à pénalité se situaient sur la fin. J’avais donc préservé un peu d’énergie pour les réussir.

C’est donc très concentré que j’arrive sur la slackline. Je choisis une sangle bien tendue et ça passe sans encombre: l’entrainement paie. Aidé par ces conditions sèches, ma bête noire, le Z Wall (mur d’escalade horizontal) est une formalité tout comme le rig sans cordelettes ainsi que la corde. Ma compagne me suit sur toute la fin de la course et m’encourage : je ne peux pas rater avec ce soutien.

Après le haut mur, le stand du javelot m’attend patiemment. Je suis très confiant car les bottes de paille sont entourées de cellophane comme souvent à l’étranger. La place au hasard est ainsi très limitée : j’adore !

Je mets une éternité à démêler la corde , j’aurai pu changer de place mais je sentais bien ce spot.

Je lance et le javelot se plante ! YESSSS 0 burpee comme à Barcelone l’an passé à la même période. L’Espagne et sa chaleur me réussissent bien on dirait !

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Je passe sous les voitures, saute pas dessus le feu et franchis la ligne d’arrivée en 1h59.

Après avoir récupéré la médaille, le joli tee shirt finisher, bu 1litre d’eau et ingurgité 2 bananes, je file au stand chronométrie pour connaître mon classement final.   Exit Trumin et ses imprecisions où 1 mois après vous n’aviez toujours pas le classement final et bienvenue à Chronotrack, sa précision et sa rapidité… top !

Même si j’ai vraiment couru bien en dessous de mes capacités, j’ai tout réussi et gagné du temps sur les obstacles : j’ai donc un petit espoir et j’espère avoir de la chance.

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L’écran s’affiche et je suis….10ème de ma classe d’âge et donc qualifié pour les championnats d’Europe de ma classe d’âge 30-39 ans. Direction Morzine en juillet! Une joie intense m’envahit même si je suis conscient que j’ai eu beaucoup de réussite! Je m’en moque car je vais vivre une belle expérience de plus ! COOOL !

Je retrouve mes amis et ma compagne. Je félicite Grégo pour sa victoire en Master. Nous passons l’après-midi à profiter du soleil et du festival autour de bières bien fraiches. Génial !

Bilan

J’ai vraiment adoré ce week-end à Madrid et je recommande vivement cet événement très bien organisé avec ces nombreux obstacles à burpees (il manquait juste le code (on s’en passe ^^) et l’Olympus). Le beau temps et l’ambiance donnaient envie de rester sur place après la course.

Je reviendrai l’an prochain à n’en pas douter.

AUPA ESPANA !

J’ai moins aimé :

Le peu de ravitaillement en eau, l’absence de différenciation élite/ classe d’âge.

J’ai aimé :

Le parcours, l’agencement des obstacles, la fin avec tous les obstacles à burpees au top pour les spectateurs, le village et l’ambiance, la vente de bière et de nourriture sur place, Chronotrack et le classement en temps réel, revoir mes amis, les encouragements de Carla et la présence de ma compagne.

Remerciements :

Je remercie Arnaud Jacquot, mon coach pour les conseils et la préparation, ma team PRIDE OR DIE et L’ORANGE BLEUE MAYENNE.

Je salue tous les gens qui me soutiennent et qui ont pris des nouvelles.

Je vous donne rendez-vous dans un mois pour la Spartan à domicile : GRAND OUEST !

D’ici là : Enjoy !

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Mathieu Claustre

Quand il n'enseigne pas en école primaire, Mathieu est obstacle racer et il nous fait la joie d'être chroniqueur pour obstacle.fr

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