Aroo.fr à la Yéti Race : un final splendide pour 2014 !

La Yéti Race était la toute dernière course à obstacles de la saison. Organisée dans le cadre des « Étoiles du Sport », cet événement a rassemblé au départ 222 binômes (444 participants) dans la station de ski de La Plagne en Savoie, le 13 décembre 2014. Étaient annoncés 20 kilomètres, 1 000 mètres de dénivelé et 5 obstacles sur des chemins enneigés. Markus et Sèb ont couvert la course pour Aroo.fr.

  1. L’événement
  2. La course
  3. L’analyse
  4. La galerie photo

L’événement

Les champions avec notamment Laetitia Roux, Marie-José Perec, Fred Belaubre…

La présentation des champions avec notamment : Laetitia Roux, Marie-José Perec, Elodie Clouvel, Fred Belaubre…

La Yéti Race est présentée comme une course hybride : un mélange de trail blanc et de course à obstacles. C’est un événement qui se déroule dans le cadre des Étoiles du Sport. L’idée est de rapprocher les champions et espoirs du sport français des amateurs participant à cette épreuve. En 2013, la Yéti Race s’appelait d’ailleurs la Pro Am Race (Professionnels-Amateurs Race).

La course

CC BY Aroo.fr

À peine le départ donné que les choses sérieuses commencent. Le parcours enneigé commence par une sévère montée. Celle-ci nous emmène vers le point culminant dans le course. Cette première partie dessine des lacets dans les bois avant d’emprunter des pistes de ski. Dans un paysage est somptueux, je [Sèb] découvre la difficulté de courir sur neige. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte : l’adhérence, la hauteur de neige, la texture de celle-ci. Courir dans une neige collante s’apparente à un obstacle de boue. En revanche, courir dans la poudreuse est une sensation unique : exigeante physiquement mais vraiment divertissante.

Le tracé de la Yeti Race

Téléphone de Sébastien_20141213_10_27_24_Pro

La première des épreuves est celle d’orientation. C’est un obstacle « fil rouge ». Chaque équipe doit poinçonner une feuille de route à l’aide des perforatrices présentes sur les différentes balises.
Parmi les dix points de passage, quatre étaient obligatoires afin que l’organisation puisse vérifier que nous n’avons pas pris de raccourci.

P1060750

Contrairement au profil annoncé, le passage au stand de tir se fait à la fin d’une boucle nous ayant mené vers le point haut. Pour cette obstacle, nous avons des carabines semblables à celles utilisées lors des épreuves de biathlon. Un équipier place la munition puis l’autre tire. Les cibles semblent lointaines et la gâchette est sensible. L’obstacle demande de la concentration et une capacité à calmer sa respiration rapidement pour ne pas perdre trop de temps.

Téléphone de Sébastien_20141213_10_44_52_Pro

La suite du parcours nous emmène dans une superbe descente à travers bois. La neige est stable et ne glisse que peu. La vue est toujours magnifique. L’adrénaline est au maximum pour un moment grisant.

Après cette interlude vient le passage le plus exigeant du parcours : une montée abrupte le long des pistes. Les jambes s’enfoncent dans une neige artificielle gorgée d’eau. En plus de la difficulté physique et de la concentration nécessaire pour l’effort, nous devons rester vigilants. Des skieurs passent à côté de nous, certains nous frôlent même rendant la montée encore plus usante.

Téléphone de Sébastien_20141213_11_40_03_Pro

La descente qui suit commence par une belle portion sur une piste de ski damée. Après quelques pas hésitants, la glissade s’impose comme la méthode la plus rapide. À défaut de luge, les jambes et les avant-bras permettent de prendre de la vitesse et de passer un moment de glisse sympa avant de se relever pour une descente plus conventionnelle vers le ravitaillement et notre prochain obstacle.

CC  BY Aroo.fr

Scier un tronc d’arbre : voilà un obstacle insolite et très amusant pour une course en équipe. Les troncs ont été préparés pour ne nous laisser que la conclusion de la découpe. Encadrés et dirigés pour ne pas nous blesser, nous tirons chacun à notre tour la longue scie. En à peine deux minutes, nous venons à bout de notre effort et repartons avec le morceau de bois.

La suite de la descente nous emmène vers le parcours du combattant. Sur le chemin, le terrain évolue : la neige se transforme en boue et, sur certains passages, en plaques de glace. Pour éviter les accidents, l’organisation a taggué en rose fluo les différentes zones à risque. Cela n’évitera pas quelques chutes mais celles-ci se sont faites au ralenti.

Dans une course à obstacles classique, le parcours du combattant aurait compté pour huit obstacles. Concocté par le groupement militaire de Haute Montagne, le parcours réserve deux zones de crawling (rampé), deux plateformes à franchir, un tracté de luge, un pont de singe, une zone de franchissements et un lever de poids. Concentré dans la même zone, l’effort change brutalement mettant les organismes à rude épreuve : sur l’une des plateformes, je suis pris d’une crampe à chaque mollet. Heureusement, contrairement à certaines courses, je peux passer l’obstacle sans pénalité et récupérer en franchissant les suivants au ralenti.

Téléphone de Sébastien_20141213_12_19_54_Pro

Avant la dernière épreuve, les dernières balises d’orientation nous attendent sur le tracé. La fatigue s’accumulant, le rythme devient très dur à tenir. Heureusement pour le moral, les obstacles sont plus rapprochés en fin de course et nous atteignons rapidement les deux derniers obstacles : les trois rondins et le lancer du grappin.

CC BY Aroo.fr

Pour la première épreuve, chaque binôme dispose de trois rondins et doit franchir une distance en se tenant sur les morceaux de bois. Ce qui peut sembler une épreuve simple se complique avec la neige et les chaussures qui glissent sur des rondins gelés. Le lancer de grappin demande de ramener à soi un nouveau morceau de bois. Simple et efficace.

Plus que trois kilomètres et demi jusqu’à l’arrivée : je craque dans ces derniers kilomètres. Mes mollets sont toujours douloureux et le retour du parcours sur neige n’aide pas. Après une dernière montée raide dans la forêt ainsi qu’une nouvelle zone particulièrement pentue dans une neige haute, nous arrivons sur La Plagne Bellecôte et la zone d’arrivée. Il nous aura fallus quatre heures neuf pour boucler cette Yéti Race.

CC BY Aroo.fr

L’analyse

Sans nul doute, la Yéti Race est une course à obstacles extraordinaire. C’est l’une des plus dures de France avec la Reebok Spartan Race Beast. Cette difficulté est due non seulement à la longueur et au dénivelé mais également au terrain. Les différents types de neige et les passages verglacés sont par endroits des obstacles bien plus durs que les zones de boues que l’on peut rencontrer sur certaines épreuves.

L’organisation annonçait cinq obstacles. Si l’orientation n’est pas un véritable défi, la descente à faire en glisse est un obstacle plus long qu’un grand nombre de « toboggans ». L’épreuve des trois rondins est également un défi qui compte. En plus de cela, le parcours du combattant comportait huit obstacles. Étant donné la longueur des zones à ramper, nous pouvons concéder que ces deux éléments formaient un seule et même franchissement. Malgré cela, nous obtenons un total de douze vrais obstacles repartis sur en cinq zones. Bien plus que les cinq annoncés.

Côté organisation, nous avons réellement apprécié la sécurisation des zones de verglas. Un effort réel a été fait et celui-ci est primordial pour la sécurité. Une mention spéciale doit également être faite pour les bénévoles toujours souriants et encourageants.

En plus de la très bonne ambiance entre participants, nous avons également été ravis de voir un respect de la nature exemplaire sur tout le parcours. En fin de peloton, nous n’avons vu que très peu de déchets au sol.

Un tracé très exigeant, des obstacles intéressants, un cadre magnifique : la Yéti Race est une vraie réussite et a le potentiel pour s’imposer comme une des dates qui comptent pour la course à obstacles en France.

Pour compléter notre analyse, nous proposons ces quelques points d’attention pour les éditions suivantes :

  • La montée le long de la piste de ski s’est avérée périlleuse, certains skieurs frôlant réellement les coureurs. Une zone protégée semble nécessaire notamment dans le virage où les skieurs n’avaient que peu de visibilité ;
  • Si la signalétique dans le village de La Plagne Bellecôte était bien construite, il aurait été intéressant de préparer des indications pour l’arrivée en voiture dès l’entrée dans La Plagne et notamment signaler l’aire de Parking ;
  • Une petite « récompense » à donner aux finishers est toujours très appréciée. Elle permet de signaler un accomplissement et aux concurrents de la partager à leurs proches. Cela peut être quelque chose de simple et qui ne demande pas de budget supplémentaire comme le tee-shirt remis au départ.

La galerie photo

Cette galerie est aussi disponible sur notre page Facebook pour vous permettre de la partager avec vos amis !

Nous avons bénéficié d’une accréditation presse pour cette Yéti Race.
Crédits photos : Aroo.fr, merci de mentionner notre magazine si vous les partagez.
Un article sur un duo un peu particulier présent lors de cette course sera publié dans les semaines à venir.

Sèb Desbenoit

Rédacteur en chef d'Obstacle.fr, Sèb est un passionné de courses à obstacles. Des courses extrêmes à celles pour tous, vous ne le trouverez jamais dans les premiers mais toujours à l'arrivée.

Continuer votre lecture

Soutenez Obstacle.fr