Julien Villeneau raconte l’HH12HR

Nous sommes 33 hommes et 3 courageuses femmes, sac à dos de 17kg dans le dos. Il est 19 heures et dans quelques heures va commencer l’Hurricane Heat 12 Hr d’Atlantique en ce vendredi 8 septembre.

Après 5 à 10 min de running pour s’échauffer, nous rejoignons Teddy Palassy qui nous donnera les consignes : super scénario trouvé, nous sommes des agents secrets en action dans une zone privé. Si on rencontre des gens qui s’interrogent sur notre présence, 3 excuses sont à connaître du genre on recherche de l’or car un avion s’est crashé ou encore on reconnait la piste du terrain de championnat du monde pour la pilote Déborah Levinski ! Pesée des sacs, deux ne respectent pas le poids et nous récoltons tous 40 burpees avec sac. Le ton est donné, la HH c’est solidarité en premier.

Nous voilà parti à la recherche d’un premier colis largué, 3 pneus (de 250kg chacun… un détail). Ces 3 pneus deviendront de vrais amis de jeu, mais aussi de torture pour nos épaules. La force est mise en avant. On parcourt une bonne partie de la Sprint en alternant roulé de pneus ou porté. La nuit tombe peu à peu.

Notre première mission, trouver 2 cordes dans une parcelle de bois, une formalité permettant d’ajuster notre entente. Après une petite acrobatie avec les pneus pour traverser une route sans qu’ils ne touchent le goudron, nous voilà partis chercher un énième colis : une valise qu’il ne faut absolument pas ouvrir… Il s’avère qu’il s’agissaient de nos médailles finisher sans même le savoir.

La pluie se met à tomber. C’est la grosse tempête, nous regagnons la ligne de départ du terrain de motocross. Objectif : se camoufler sous un tunnel dans lequel nous subirons fumigène et lacrymo. Le vent gâche un peu la surprise puisque tout cela ne reste que peu de temps… Aussitôt sorti,s nous nous faisons arrêter par des « paysans » qui veulent savoir ce que nous faisons là. Les excuses des lingots d’or et de Déborah Levinski ski servent ! Nous n’échapperons tout de même pas à la simulation de noyade.

On regagne la ligne de départ de la Sprint et nous voilà parti pour une Sprint améliorée : à chaque obstacle, 15 burpees, le tout avec le sac de 17kg qui, malgré la consommation d’eau, se montre toujours aussi lourd. Sur la fin de l’épreuve, nous perdrons notre unique non finisher, que dommage !

Direction désormais la réserve d’eau pour la construction d’un radeau. J’avoue qu’hormis tirer le radeau, je n’ai pas servi à grand chose. N’ayant jamais réalisé l’exercice, je me contente d’observer et d’apprendre. On file laver les gilets de sauvetage dans les stations de lavage avant de les ranger (le souci du détail est important en HH) où rien n’est laissé au hasard..

Fin de l’activité aquatique, on part aussitôt direction les cordes à grimper en empruntant les obstacles de la super (très sympas au passage). Je ferais deux montées car une fille n’arrive pas à atteindre la cloche. Solidarité, on a dit ! Ça fait plaisir d’aider les gens sur un obstacle où j’ai tant galéré… Pat le pistard nous a découvert une magnifique salamandre, j’en ai fait une pause de 20sec. Retour au terrain de motocross à travers champs après une bonne partie de running route, cool ça diversifie !

Arrivée au terrain de motocross, épreuve éliminatoire, gros coup de pression… Il est 5h30 du matin et l’aventure peut s’arrêter brusquement. Challenge physique et intellectuel, il faudra faire 1 montée + 1 descente, 10 fois. À chaque fois, on devra faire X squats et on nous donnera un numéro (soit 10 au total). Pour ne pas être éliminé, il faudra redonner 7 des 10 numéros à la fin du dernier tour. C’est stressant mais finalement assez simple.

Le classement et le chrono n’importe peu mais je suis relativement fier d’avoir eu la forme physique d’être deuxième de l’épreuve en une bonne demi-heure avec un 100% de bons numéros trouvés. Pour info, les chiffres étaient 0, 6, 9, 11, 12, 17, 20, 38, 45 et 88. Donnés dans le désordre mais ma stratégie a été de les apprendre du plus petit au plus grand.

Les organismes sont usés mais il faut rapporter un dernier pneu avec ses 2 autres compagnons (le souci du détail, on a dit).
Fin d’épreuve à 7h10, soit 12h10 d’épreuve physique, sous une pluie battante en signe de conclusion, relative à la nuit passée.

Superbe expérience, super coach, super pistard, de superbes connaissances… Et je fais officiellement partie des 35 premiers finisher HH12HR France !

Next step Agoge ? Il faudra une plus grande préparation physique encore !

Auteur point de vue

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