Course à obstacles & canicule : conseils pratiques

Ce week-end, vingt mille personnes se lanceront dans une course à obstacles alors que la France est actuellement touchée par une vague de canicule. Dans ces conditions extrêmes, la pratique de notre sport comporte des risques supplémentaires. Pour éviter à chaque participant de se faire ou d’avoir mal, voici quelques conseils très pratiques.

Je bois beaucoup, énormément, à la folie…

Lorsqu’il fait plus de trente degrés, notre corps peut perdre jusqu’à trois litres et demi d’eau par heure en plein effort. Si les pauses ravitaillements sont indispensables pour s’hydrater, elles ne sont pas suffisantes par cette chaleur. La déshydratation ne prévient pas. Elle arrive avec son lot de vertiges parfois même jusqu’à l’évanouissement.

Comment limiter le risque de déshydratation ?

  • Boire de l’eau avec une forte teneur en magnésium (Hépar, Rozana) les jours avant la course ;
  • Boire de l’eau sans additif avant le départ ;
  • Boire beaucoup aux ravitaillements (même sans soif) et, si c’est possible, prendre des aliments ou des boissons salés ;
  • Boire énormément après la course et pendant les heures qui suivent ;
  • Éviter de boire de l’eau trop fraiche qui peut entrainer un choc de température.
Photo Pierre Alessandri / ASO - Peyrolles en Provence - 12/04/2015 - The Mud Day Pays D'Aix 2015 - Libre de droits - Point ravitaillement des Mud Guys

Photo Pierre Alessandri / ASO – Peyrolles en Provence

Le choc de température, ce n’est pas un mythe.

La course à obstacles, c’est chouette quand il fait chaud : il y a de nombreux passages dans l’eau et parfois même dans la glace ou dans la neige (comme ce week-end à Amnéville). Le problème, c’est que le saut trop brutal de température entre votre corps et l’eau peut créer un choc pour votre corps. Ce choc dit thermo-différentiel (ou hydrocution) peut être extrêmement violent : avec le froid, les vaisseaux se contractent entraînant un manque d’oxygène et là, c’est le drame : le malaise voire l’arrêt cardiaque. Moins grave, mais très embêtant : si, après la course, vous vous plaignez de mots de tête, de nausées et de diarrhées, c’est peut-être aussi parce que le système digestif est loin d’aimer ce genre d’écart.

Comment limiter le risque d’hydrocution ?

Un seul conseil. Il est simple : faire descendre la température du corps avant l’obstacle avec une pause et le préparer au choc en arrosant abondamment la nuque puis le ventre et enfin la tête. Au passage,  s’arroser la tête est toujours une bonne idée tout au long de la course.

Photo Pauline Ballet / ASO - The Mud Day Metropole Nice Cote D'Azur 2015 - 20/06/2015 - Nice - France - Une Mud Guy au sortir de l'obstacle MASTER FREEZE

Photo Pauline Ballet / ASO – The Mud Day Nice

Le coup de soleil ravageur.

Grand soleil, indice UV très haut et activité sportive comprenant l’eau : toutes les conditions sont réunies pour « se cramer ». Un coup de soleil, ça va. Une insolation, ça fait des dégâts.

Comment limiter les risques d’insolation, de coup de soleil ?

  • Elle n’y survivra pas mais que vous ayez de longs et épais cheveux ou que vous soyez chauve, la casquette est obligatoire. Elle mourra en héros, certes, mais c’est une belle fin ;
  • Si possible portez des vêtements bloquant les UV ainsi que collant et manches longues. Il existe des équipements très légers qui réduisent la sensation de chaleur bien qu’ils soient longs. Bien sur, ne sortez surtout pas vos équipements hiver ou mi-saison : ce sont des tissus techniques spéciaux ;
  • La crème solaire waterproof sans modération avec un indice très fort. Cela n’évite pas tout car l’alternance eau / séchage / boue / séchage ruine ses effets. Pour le bronzage, il est toujours possible de le peaufiner mais quand vous récupérez.

Attention à la déconcentration

Quand il faut chaud, nous sommes moins attentifs sur les passages de boue. Ce milieu reste hostile pour le corps et peut contenir quelques bactéries pas sympas qui se régalent de ce temps chaud pour se multiplier.

Comment limiter les risques d’infection ?

On n’ouvre pas les yeux sous la boue et on n’en mange pas non plus ! Dans l’idéal, il faut éviter de mettre la tête dans la boue. Cela peut sembler simple mais cela demande, en réalité, pas mal de concentration surtout lorsque l’on court entre copains (ou copines) et qu’il fait (très) chaud.

Bonne course, bonne chance, préparez-vous bien, buvez bien et amusez-vous bien.

Vous avez vos propres trucs et conseils ? Partagez-les en commentaire !

Crédits photos : Spartan Race et The Mud Day – ASO – P. Alessandri

Sèb Desbenoit

Rédacteur en chef d'Obstacle.fr, Sèb est un passionné de courses à obstacles. Des courses extrêmes à celles pour tous, vous ne le trouverez jamais dans les premiers mais toujours à l'arrivée.

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