Retour sur la Spartan Race Paris

Je me suis rendu à la base de loisirs de Jablines le week-end du 19 et 20 septembre pour participer à deux courses en vague compétition de la Spartan Race. Au vue du nombre de connaissances qui devaient y aller, ça s’annonçait être une belle fête de la course à obstacles.

Parking

Le parking était gratuit et assez vaste. Cependant, il fallait faire près d’un kilomètre et demi à pied avec son sac pour arriver au village. Les bénévoles bénéficiaient par contre d’un parking réservé à proximité.

Récupération des dossards et consignes

Comme l’an passé, j’ai pu récupérer le package coureur assez rapidement. Il comprenait un bandeau noir spartan avec votre numéro, le dossard avec les épingles , une puce avec attache à accrocher à votre chaussure et une barre de céréale spéciale sport . Les bénévoles étaient très souriantes et aimables.
Pour la consigne, il y avait là aussi beaucoup de bénévoles et ce fut très rapide. Bravo à eux .

Village

On pouvait y trouver une plate-forme animation avec de la musique, une boutique reebok, les habituels obstacles pour s’entraîner ou pour les défis, des trucks food, le parcours pour les jeunes spartans, les toilettes et les jets d’eau froide pour les douches. J’ai trouvé ça correct mais j’ai connu mieux en terme d’ambiance.

Départ

Je suis parti en vague compétition le samedi à 13h . Juste après avoir passé le mur pour entrer dans l’aire de départ, nous avons eu droit à une bande de poignet rouge pour nous démarquer des vagues open. Comme souvent dans cette vague « élite », la plupart des coureurs étaient affûtés et torse nu. Ils sont là pour la compétition et le dépassement de soi avant tout. Ainsi, peu prennent part à l’échauffement collectif fun et dynamique proposé par les coachs professionnels. En règle général, il y a très peu de personnes déguisées sur les spartans.

Balisage et bénévoles juges

Le parcours était très bien balisé et à aucun moment je n’ai hésité sur la chemin à suivre.
En revanche, sur de nombreux obstacles (javelot, traverse wall, rig, poutre), j’ai trouvé la présence de juges-bénévoles insuffisantes. Cela a conduit certains participants à frauder : ils partaient sans faire la pénalité ou alors effectuaient 15 à 25 demi-burpees à la place des 30 réglementaires.
Pour ma part, je pense qu’un parcours à faire avec un sac de sable ou des jerricans à porter (comme en biathlon par exemple) serait vraiment préférable à ces burpees difficilement contrôlables.

Terrain et obstacles

Toute la sprint, nous avons couru dans une boue épaisse sur sentier plat autour du plan d’eau et dans la forêt. Les chaussures s’enfonçaient et cela rendait la course à pied beaucoup plus difficile. On nous a fait passer 3 fois dans l’eau. Cela rafraîchissait. Au final, j’ai trouvé le parcours peu varié et sans surprise .

En revanche, j’ai adoré les nouveaux obstacles de cette spartan avec notamment l’arrivée des obstacles réservés aux américains ou à l’Europe de l’Est: le traverse wall (mur d’escalade), le monkey bar rig ( enchaînement de divers agrès à faire avec les mains), l’Atlas carry (boule de 30kg à transporter), des murs énormes,…

12041715_10206924955898706_1900770179_nOn rencontrait aussi les obstacles habituels : corde, murs inclinés, poutres, portés de troncs et de sacs, le parpaing et un traîneau à tirer, des fosses de boue, le javelot, cargo net, filet vertical, … De part leur nombre et leur difficulté, on a vraiment eu le sentiment de participer à une belle course à obstacle.

Je finirai par l’obstacle qui aura très certainement le plus marqué les concurrents : le ramping… Je doit dire que je n’ai pas du tout aimé et pourtant je suis un adepte.

En effet, parcourir 150 m dans la boue et sous les barbelés bas n’est pas un problème pour moi au contraire (cf Beast au Castelet) mais là les cailloux coupants omniprésents rendaient la progression vraiment douloureuse. On est tous sorti avec des grosses coupures. J’ai trouvé ça vraiment limite !

Ravitaillement

Deux à trois ravitaillements environ nous étaient proposés avec uniquement de l’eau. Il y avait également quelques oranges ou des bananes sur l’un d’entre eux.
A la fin, nous avions droit à une demi-banane, un barre de céréale et une boisson énergisante.

Arrivée et récompense finisher

Comme à toutes les Spartan Race, après avoir sauté le feu, deux hôtesses costumées vous passent autour du cou une médaille finisher rouge pour la sprint ou bleue pour la super. Vous receviez également un joli tee-shirt reebok spartan race au stand situé quelques mètres plus loin.

Animations

Différents défis physique étaient proposés tout au long de la journée : burpees, montées à la corde, retournement des pneus, etc. De plus, plusieurs obstacles dont le cargo net, un mur inclinée, le saut du feu et le fameux ramping étaient facilement accessibles aux spectateurs.

Rapport qualité-prix

Bien que le prix du dossard soit assez élevé, j’ai trouvé les prestations proposées et notamment les obstacles au niveau. Des ravitaillements plus fournis seraient peut-être le bienvenu.

Mes courses en bref

J’ai tout misé sur la sprint : j’étais plutôt bien placé après un bon départ mais un échec à la poutre assez rapidement (4ème obstacle) m’a fortement handicapé. Par ailleurs, je n’ai vraiment pas eu de bonnes sensations en course à pied sur cette surface très boueuse mais je me suis battu. J’ai ainsi pu finir fort sur le dernier kilomètre et ses 7 obstacles pour doubler 9 personnes malgré une nouvelle pénalité (javelot). J’ai franchi en serrant les dents le long ramping pour finir à une 26 ème place au général sur près de 2000 participants (23 élites homme et 5ème de ma classe d’âge).
Honorable mais je n’avais tout simplement pas une vitesse de course à pied suffisante pour prétendre rentrer dans le top 20 avec 60 burpees sur cette course. J’ai fait au mieux et je me suis fait plaisir. Aucun regret. C’est le principal !

La Super du lendemain a été gâché par une « gastro » et des crampes à l’estomac. En effet, je me trouvais pas trop mal jusqu’au 8ème kilomètre mais après le passage du cargo net, il m’était tout simplement impossible de courir correctement car j’avais la nausée. Je suis donc passé en mode finisher. Après 60 burpees (rig et code) et un second passage au ramping interminable (merci Jordan pour les encouragements), j’ai péniblement fini au courage en 1h49 (135ème sur 1800)

Bilan

J’ai moins aimé

  • le ramping
  • le prix élevé des dossards
  • les ravitaillements
  • les fraudes aux obstacles liées au manque de juges bénévoles
  • la douche froide

J’ai aimé

  • les obstacles plus relevés et plus nombreux
  • le balisage
  • le retrait des dossards et la consigne
  • les médailles et tee shirt finisher

12042034_10206924959458795_55483317_nPour conclure, j’ajouterai que j’ai adoré revoir tous mes potes racers sur cette spartan et je les salue chaleureusement au passage. La communauté OCR est vraiment géniale.
Gros Merci à Jordan et aux Swat pour leur accueil. C’était vraiment un super week-end !

Je tenais à remercier également mon coach Léo Climber de bootcamp and coaching pour tout ce qu’il m’apporte, ma team French Obstacle Racer et Micka le boss qui m’a super bien accueilli et soutenu, Nutrisens sport pour leur boisson, Drink Tito la boisson énergisante Mayennaise, Globe runner et Céramiq pour la tenue de course au top.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Sèb Desbenoit

Rédacteur en chef d'Obstacle.fr, Sèb est un passionné de courses à obstacles. Des courses extrêmes à celles pour tous, vous ne le trouverez jamais dans les premiers mais toujours à l'arrivée.

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