Survival Run : la course au-delà des obstacles

Demain, à 15:00 (heure française), Martin Perrier s’élancera dans la Survival Run. Quatre-vingts kilomètres dans la jungle nicaraguayenne à flanc de volcans l’attendent. Avant de prendre le départ, avec les soixante autres concurrents, il lui faudra prononcer la profession de foi de cette course unique : « Si je me perds, me blesse ou meurs. Ce sera de ma putain de faute ».

Destination : Ometepe

Survival-Run-Carte

Pour rejoindre l’Île d’Ometepe, Martin s’est envolé pour l’Amérique Centrale. Depuis Managua, la capitale du Nicaragua, le trajet est devenu une aventure en bus et ferry. Le Lac Nicaragua qui encercle le course est l’une des plus vastes étendues d’eau douce au monde et la seule à abriter des requins. Sur Ometepe trônent Maderas et Concepción. Et si le premier de ces volcans est paisible, le second est actif et provoque régulièrement des éboulements dans la région. Les cendres volcaniques sont une terre idéale pour accueillir la luxuriante jungle qui envahit l’île et que les concurrents vont devoir traverser.

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C’est dans ce paysage de carte postale, que Martin et les autres participants vont devoir affronter l’une des plus terribles courses au monde. Le tracé va emmener les coureurs sur les pentes pierreuses des deux volcans, dans l’épaisse jungle nicaraguayenne et sur les plages de cette île d’apparence paradisiaque. Environ quatre-vingts kilomètres devront être parcourus et si la distance n’est pas précise, c’est parce que l’orientation est une des composantes de cette épreuve.

80 km entre le feu et l’eau

La Survival Run est une course à obstacles. Mais c’est aussi une Adventure Race, un ultra-marathon et une épreuve de survie. Face aux participants, chaque obstacle sera un nouveau challenge. Et si l’on retrouve des épreuves de portés ou d’immersion, la plupart des défis sont loin des classiques de notre discipline : l’environnement mais aussi la culture locale et les habitants sont de parties intégrantes de l’événement.

Martin va donc devoir porter, grimper, creuser, couper la jungle à la machette, plonger dans des lacs, nager dans des rivières mais pas seulement. La Survival Run est également une épreuve où les concurrents vont devoir prouver leur capacité de stratégie, d’adaptation et de mémorisation.

« Je n’ai pas trouvé une seule bonne raison de ne pas essayer ». Avant de poser sa candidature pour l’édition 2016, Martin connaissait déjà l’épreuve depuis longtemps. Il ne participera pas seulement à la Survival Run : il est candidat pour être l’un des finishers du The Devil Double. La succession en quatre jours de la course à obstacles et d’un ultra-marathon de cent kilomètres.

Survival-Run-Preview-Race

« Comme je n’avais presque pas couru en compétition en 2015 et notamment pas pu aller à World’s Toughest Mudder en Novembre, je me suis dit qu’aller à Fuego y Agua pourrait être une super expérience. En revanche, j’hésitais entre la survival run et le cent kilomètres et en apprenant que plusieurs bons amis à moi des US faisaient survival run, j’ai décidé de m’inscrire là-dessus aussi, quitte à m’attaquer à un challenge potentiellement trop dur pour moi ! Et puis en imaginant y aller pour finir avec un DNF je me suis dit : autant essayer le cent kilomètres derrière pour vraiment me donner à deux cent pourcents et repartir avec plus rien dans le réservoir ! Un voyage comme ça coûte cher en temps et argent donc quitte à y aller, autant tout donner pour ne pas avoir de regrets ».

Martin-Perrier-Machette

Pour survivre, Martin emportera avec lui un impressionnant équipement dont une machette [Photo]. Car si les téléphones et autres GPS sont interdits, la liste d’élément obligatoire comporte certaines curiosités dont 1000 cordobas en petites coupures, 30 mètres de corde et deux grands sacs de cordes.

En direct

Grâce à nos confrères de MudRunGuide et à l’organisation, nous mettrons à jour cette page au fur et à mesure de l’événement pour suivre la progression de Martin. Départ, mercredi 3 février à 15 heures (8 heures au Nicaragua) !

Mise à jour du 4 février, 15H15 : Quelle performance ! Hélène Dumais est la première femme de l’histoire à avoir terminé la Survival Run !

17h30-Helene

Mise à jour du 4 février, 15H15 : Dylan Morgran et Paul Romaro remportent ensemble cette Survival Run 2016 Nicaragua devant Johnson Cruz !

15h50-Victoire

Mise à jour du 4 février, 15H15 : Alors que les deux premiers sont sur la plage pour compléter leur dernier challenge, Hélène Dumais (Platinium Rig) descend les pentes du volcan et pourrait bien devenir la première femme à terminer la course !

15h15-Helene-Dumais

Mise à jour du 4 février, 11h40 : Ils ne sont plus que huit personnes en course : la canadienne Helene Dumais ainsi que Dylan Morgan, Paul Romaro, Johnson Cruz, Arian Van Helden, David Dietrich, David Muhn, Curtis Pote.

Mise à jour du 4 février, 11h25 : C’est terminé pour Martin Perrier qui vient d’arriver dixième et hors-délais au challenge grimpe & pêche. Il aura fait une magnifique première partie de course et nous attendons avec impatience son témoignage pour ce baptême dans la Survival Run. Martin va maintenant se reposer avant de mettre le cap sur le 100 km dimanche.

7h05-Martin-et-la-Poule

Mise à jour du 4 février, 7h00 : Passage par le point de départ avant de partir grimper le deuxième volcan. Il est minuit sur l’île d’Ometepe et les participants viennent de courir avec un poulet sur une distance de sept kilomètres.

7h05-La-Poule

Mise à jour du 3 février, 6h45 : La nuit nicaraguayenne est tombée et les concurrents s’entraident désormais pour finir certains challenges y compris chez les premiers. Martin a terminé la descente second mais est actuellement dans le dur après une traversée à la nage. Il est quatrième après de quinze heures de course derrière Paul Romero, Dylan Morgan et Johnson Cruz. Derrière Morgan McKay a passé Hélène Dumais lors d’un passage de natation.

Sur le chemin, certains challenges étaient terribles comme le porté de 10 bacs de pierres et l’escalade d’une colline et d’arbres. D’autres plus locaux : comme le lance-pierre et la gravure de pétroglyphes.

22h30-Volcan

Mise à jour du 3 février, 22h30 : Les premiers viennent de passer en haut du volcan Concepcion après une ascension de plus de 1 500 mètres avec les bananes toujours sur le dos ! Martin Perrier est désormais deuxième derrière Paul Romero. La première femme est la canadienne Hélène Dumais.

Mise à jour du 3 février, 20h15 : L’épreuve continue, les participants doivent transporter un sac plein de bananes sur de nombreux kilomètres et, au passage, grimper au sommet d’arbres qui paraissent bien faibles. Notre chroniqueur Martin Perrier pointe actuellement à la troisième place ! Jamie Boyle est le tout premier à avoir abandonné.

Medal

Mise à jour du 3 février, 16h25 : Voici la médaille composée de quatre blocs que rêve d’obtenir les participants. L’année dernière seule trois personnes ont réussi à terminer la course.

Mise à jour du 3 février, 16h20 : Le premier défi vient d’être terminé par une des équipes. La course vient officiellement de débuter !

Survival-Bateau

Mise à jour du 3 février, 16h00 : Les radeaux chargés de pierres sont partis, direction la petite île au loin pour la suite de leur périple.

16h15-Radeau

Mise à jour du 3 février, 15h15 : Répartis en équipe, les concurrents doivent construire leur radeau !

Mise à jour du 3 février, 15h05 : Le départ est lancé. Première étape : les participants sont en train de récupérer leurs paquets et de planifier leur course.
Suivez le live en direct sur Periscope.

Martin Perrier

Spartin Perrier est un des meilleurs coureurs à obstacles français : vainqueur de la Reebok Spartan Race Beast à Hawaii et un de nos représentants lors des OCR World Championships.

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3 commentaires

  1. Après cette aventure, pourquoi pas le défi de l’ULTRA RUN RARAMURI du 22 au 30 avril 2016 http://www.ultra-run-asia.com/ au Mexique, Etat de Chihuahua, zone des Canyons del Cobre – 180 km en non-stop de jour et de nuit – 30 participants dont 5 coureurs Raramuri de classe mondiale et qui courent en sandales !

  2. perrier dit :

    Ça décoiffe méchamment….le suivi se fait à des zones de passage obligatoires?

    • Martin dit :

      C’est un petit groupe (50-60 coureurs) donc on devrait avoir un suivi des épreuves et des coureurs qui abandonnent ou sont éliminés au fur et à mesure. Par exemple: « départ de l’ascension du volcan Concepcion, les 15 coureurs ci dessous ont raté la deadline et ne sont plus en course… »

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